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SANG-A CHUN

présentation

Art Paris Art Fair invite la Corée, dernier volet d'une exploration des scènes asiatiques. Confiée à la commissaire d’expositions Sang-A Chun, cette invitation souligne la richesse de la scène artistique du « pays du matin calme », depuis les années 1960 jusqu’à l’effervescence artistique actuelle. Artsper a eu la chance de la rencontrer et de lui poser quelques questions.

{Artsper}: Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

{Sang-A Chun}: Au début, une formation artistique pour devenir artiste. J'ai fait Seoul Arts High School puis étudié la sculpture à Ewha Womans University à Séoul. À mon arrivée à Paris en 1995, j'ai poursuivi mes études à l'Université Paris VIII et là, je me suis orientée vers la théorie de l'art. Après mon diplôme DEA d'Esthétique, sciences et technologies des Arts, j'ai découvert le métier de commissaire. Donc travailler avec les artistes et développer ainsi la mise en espace d'une forme de critique me plaisaient énormément. J'ai commencé dans une galerie d'art puis en indépendant, fait différents projets avec divers lieux d'art. Le Centre Culturel Coréen à Paris m'a proposé un poste comme curator invité pour sa programmation des expositions d'art contemporain dont je m'occupe depuis 2011, tout en menant mes projets indépendants.


{Artsper}: Pourquoi avez-vous accepté de participer a Art Paris Art Fair ? Quel est, pour vous, l’identité de cette foire et l'enjeu pour l'art coréen ?

{Sang-A Chun}: Déjà, cette invitation pour la Corée à l'honneur a été lancée quand Guillaume Piens était directeur de Paris Photo. Puis il a tenu sa promesse à son arrivée à Art Paris. En fait, il n'y a pas eu d'invitations de cette envergure ni de qualité comparable pour la Corée. Il était évident quant à moi de devoir en faire partie pour la promotion de l'art coréen d'une manière ou d'une autre. C'est grâce à Art Paris, notamment Guillaume Piens que j'en suis venue à développer tous ces programmes passionnants qui mettent en lumière sur la scène artistique coréenne.

L'identité de cette foire est très bien définie, par son cheminement cohérent vers l'Est depuis 2013, privilégiant la nouvelle découverte. La scène coréenne est relativement méconnue mais commence à se faire connaître grâce à quelques artistes coréens de renommée internationale, tels que Paik Namjun, Lee Ufan, Lee Bul, Kim Sooja... et surtout grâce au succès phénoménal du Dansaekhwha dans le marché de l'art. Certes, c'est le moment décisif pour s'affirmer et consolider cet intérêt et curiosité en constituant une sorte de plateforme avec les meilleurs de l'art coréen.


{Artsper}: Cette foire est l’occasion de montrer la richesse de la scène artistique du pays du matin calme. Pouvez-vous nous donner votre point de vue sur l’évolution de l’art contemporain coréen ? Quelle est sa principale spécificité sur le marché international ?

{Sang-A Chun}: La Corée a traversé une histoire difficile, notamment par des menaces extérieures tout au long de son histoire. Après la guerre de Corée, retrouver et redéfinir son identité culturelle était le principal objectif chez les artistes. Il y a eu toujours des rapports conflictuels entre différents courants artistiques, comme la situation politique plus ou moins chaotique de la Corée durant la période de sa démocratisation. Mais tout cela a généré plutôt une incroyable richesse et diversité, notamment l'art abstrait coréen, preuve de la modernité visuelle acquise, dont le Dansaekhwa (modèle du modernisme coréen), a permis de voir le jour un art contemporain bien spécifique à la Corée. Je souligne le rôle du contexte politique dans l'évolution de l'art coréen, cette frontière qui divise en deux le pays, conduit les artistes d'aujourd'hui à tourner le regard vers d'innombrables fractures qui divisent ainsi la société coréenne.

Depuis 2012, la parade triomphale de Dansaekhwa continue dans le marché international. Les prix de ces artistes battent des records, parfois 20 fois de plus en moins de 10 ans. En Corée, le courant réaliste qui s'est développé dans les années 1980 à l'opposé du Dansaekhwa commence à resurgir, j'accorderais donc une attention particulière à cette évolution au sein du pays, et aussi au succès de Dansaekhwa s'il pourra réellement donner une synergie pour la diffusion de la scène coréenne.


{Artsper}: Vous vous occupez depuis 2011 de la programmation des expositions d’art contemporain au Centre Culturel Coréen à Paris, tout en menant des projets indépendants pour différents lieux d’art. Pouvez-vous nous présenter vos derniers projets au sein et en dehors du Centre Culturel ?

{Sang-A Chun}: Je travaille actuellement sur un projet d'exposition qui se constitue principalement des installations in-situ au Centre Culturel Coréen. Kang Eunhye, l'artiste en question travaille avec des éléments géométriques, notamment des lignes. Elle explore et exploite le Hangeul, l'alphabet coréen, pour ses qualités plastiques et son graphisme esthétique. C'est donc en fonction d'un espace donné qu'elle développe et réorganise les traits qui composent ces nombreux signes. Le Centre Culturel Coréen est un lieu assez difficile en terme d'espace mais ça donne aussi plein d'idées de l'explorer, à travers des interventions artistiques, telles que performance, installation in-situ...

En dehors, je développe notamment deux projets d'exposition en Corée, des oeuvres graphiques+travail in-situ et des photographies avec des artistes français. Encore pas mal de choses à définir donc je préfère en parler quand ça sera définitivement validé.


{Artsper}: Pensez-vous que l'achat d'art en ligne peut participer à la promotion et au rayonnement des artistes contemporains coréens? Que pensez-vous du projet Artsper?

{Sang-A Chun}: C'est un mode courant de la société actuelle où on vit et en pleine expansion. Mais il est évident que l'approche avec les oeuvres d'art doit être différente des autres catégories, en trouvant une bonne manière de mettre en valeur non seulement les oeuvres d'art mais aussi ce mode d'achat. Pour ce faire, c'est essentiel d'être sélectif dans le choix des oeuvres et attentif sur l'aspect visuel, c'est-à-dire privilégier les méthodes innovantes, mettre un outil à disposition, par exemple, pour une visite virtuelle de l'accrochage dans l'espace. En tout cas, je trouve que c'est une excellente initiative pour rendre accessible l'art contemporain, notamment la découverte de jeunes talents.

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"Artsper réunit le meilleur des galeries d’art du monde entier. Je peux ainsi faire mon choix depuis chez moi en toute sérénité."

Sébastien Robineau - Avocat

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Vincent Dubois - Gestionnaire de fonds

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