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Otto Dix

Allemagne Né(e) en: 1891 Artistes célèbres
Mouvement : Expressionnisme

L'artiste peintre Otto Dix a marqué l'Allemagne par son regard perçant, sincère, et cru sur la société. Il représente, les vices, les peurs, la violence, la laideur, qui font partie de la vie, au même titre que la beauté.

Né en 1891, il est initié à l'art tôt par sa mère. Il intègre l'Ecole des Arts Appliquées de Dresde en 1909. A 24 ans, alors qu'il souhaite devenir artiste, il est mobilisé pour la guerre. Sur le front, il n'abandonne pas ses pratiques artistiques et continue de dessiner.

Il est profondément marqué par la violence de la guerre, et représente les instants les plus sombres auxquels il assiste. Témoin et acteur de l'horreur, il accepte le fait de voir cela pour évoluer. Comme il le lit chez Nietzsche, l'Homme doit être dans une situation extrême pour créer. Il est blessé plusieurs fois, mais n'abandonne jamais le dessin.

A la fin de la guerre, il retourne chez ses parents puis intègre l'Académie des Beaux Arts. Il s'intéresse aux nouveaux courants comme le dadaïsme, mais se rattache vite à la réalité au détriment de l'abstraction. Il montre alors la réalité de l'être humain, ses côtés les plus sombres. Mais la société n'est pas prête à voir ce qu'il montre, et ses oeuvres ne se vendent pas bien.

Il s'installe à Düsseldorf et fait de nombreuses rencontres, notamment celle de Johanna Ey, qui tient une boulangerie fréquentée par les artistes. Elle ouvre une galerie et accueille tous ces artistes, dont Otto Dix, qu'elle prend sous son aile et dont elle influencera fortement l'oeuvre. Elle vend ses premières oeuvres, elle qui défendait aussi l'art contre la guerre.

Otto Dix explore les thèmes des vices, de la vieillesse, de la laideur, qui font partie de la vie. Il rencontre sa future épouse Martha Koch lorsqu'il fait le portrait de son mari. Sa carrière est en plein essor. Il fait de nombreux portraits, très réalistes, où il fait fortement ressortir ses premières impressions des sujets. Il n'embellit rien. En 1923, sa femme donne naissance à leur premier enfant, qu'il représente de nombreuses fois et qui donnera un ton plus joyeux à son oeuvre, mais cette période sera de courte durée.

Sa série « La guerre “ est extrêmement marquante. 50 gravures à l'eau forte évoquent ses souvenirs de la guerre. L'horreur, la mort, la souffrance, la violence, telles qu'il les a lui-même vues. En 1925, il est alors très célèbre, c'est un artiste majeur en Allemagne.

Il déménage à Berlin, qui revit après la guerre et s'embarque dans une période de fête et de débauche. Ses toiles représentent des personnalités extrêmes, entre bourgeoisie et vulgarité. Il montre les prostituées, ces femmes qu'on refuse parfois de voir.

Fasciné par les femmes, il fait de nombreux portraits de Anita Berber, qui est très libérée, très provocante. Elle fait la danse du vice, de l'horreur et de l'extase, et vante souvent les mérites de la cocaïne. Les scènes de sexe et d'agression l'inspirent, et, comme Freud, il s'interroge sur les pulsions intérieures.

En 1930, il peint ses angoisses, mais aussi, par extension, celles qui planent sur l'Allemagne à la montée du national socialisme. Il sait que ses peintures ne sont pas en accord avec les principes du régime. Et ses doutes sont confirmés lorsqu'en 1933, il se fait renvoyer de l'Académie des Beaux Arts où il enseignait. L'art passe sous contrôle du régime nazi.

Ses grands triptyques incitent pourtant à rejeter la guerre. Il se mettra alors en retrait pendant la Seconde Guerre Mondiale. Dans ses peintures de paysages, on ressent la mélancolie et la solitude, la gravité des événements qu'il ne peut pas représenter. Ses paysages font écho aux horreurs de la guerre. Il se représente lui-même inquiet et présage le désordre et la violence. Pourtant, il est mobilisé à la fin de la guerre. Lorsqu'il en rentre, la perte d'espoir est totale, il montre son incompréhension à travers des symboliques religieuses.

Il meurt en 1969 d'un AVC. Il aura montré à la société ce qu'elle a toujours refoulé : la violence, les pulsions, la laideur, dans un style unique et indépendant...

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Otto Dix, Snowman, Edition

Otto Dix

Snowman, 1948
37 x 50 x 0.3 cm
Edition

Vendu

Otto Dix, Skull, Edition

Otto Dix

Skull, 1924
27.5 x 19.5 x 0.3 cm
Edition

Vendu

Otto Dix, Selbst als Totenkopf, Edition

Otto Dix

Selbst als Totenkopf, 1978
38 x 28 cm
Edition

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