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Charles-Henry Sommelette

Du 27 mars au 9 mai 2015

duboisfriedland

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Ingrandes de touraine - France

Présentation

C’est un paysage banal, verdoyant, qu’on imaginerait volontiers apaisant.
Et pourtant, sous le pinceau de Charles-Henry Sommelette, ce petit coin de verdure devient myste?rieux, a? la limite de l’inquie?tant. D’une part de grands fusains montrant des paysages denses et sombres mais aussi, parfois, des inte?rieurs a? l’ambiance tout aussi e?trange. D’autre part, de petites huiles ou? le vert domine largement. Pelouses, arbres, haies, bosquets, jardins, buissons taille?s. Pas une nature sauvage mais des espaces domestique?s, sculpte?s par la main de l’homme qui, le plus souvent, y ajoute l’un ou l’autre e?le?ment de son cru : panneau de basket, cabane en planches, fanion de golf, balanc?oires, petite route macadamise?e, mur de?coratif...
Tout est bien propre, bien range? dans cet univers. Pourtant aucune joie n’en ressort. Les ciels, quand on les voit, sont souvent pa?les, gris. (...)
Aucun e?tre vivant n’est visible mais la trace du passage de l’homme est partout. Que lui est-il arrive? ? A-t-il disparu ou est-il simplement hors champ ? Le spectateur reste dans l’incertitude face a? ces morceaux de campagne de?serts. Leur banalite? me?me les rend vaguement inquie?tants. Leur calme suscite une le?ge?re angoisse pluto?t que l’apaisement espe?re?.
En s’attaquant au paysage, l’un des the?mes les plus raba?che?s de la peinture, Charles-Henry Sommelette parvient a? le renouveler et a? proposer un univers singulier ou? le re?alisme, tempe?re? par une
Claude Lorent pour La Libre
sorte de vibration ne?e des couleurs et de la touche du pinceau, devient plus e?trange que n’importe quelle image fantastique cherchant a? susciter la peur.
Il y a dans ces paysages au cadrage parfois tre?s particulier (une range?e de sapins dont on ne voit que la cime tout en bas du tableau) quelque chose de fige?. Comme si le peintre avait eu le pouvoir d’arre?ter le temps pour mieux pouvoir saisir son sujet.
Les grands fusains ge?ne?rent une autre e?trangete? avec leurs noirs profonds, le travail sur la lumie?re, la pre?sence presque palpable des arbres qui, ici, ont quelque chose de presque vivant, a? la limite entre le magique et le menac?ant. Pourtant, une fois encore, l’artiste se “contente” de saisir l’ambiance de lieux qu’il connai?t bien et dont il livre une vision a? la fois fide?le et habite?e d’une e?trange vibration.
On est d’abord saisi par ces ambiances inde?finissables. On admire ensuite la technique, la pre?cision du geste, les contrastes entre les e?le?ments ve?ge?taux toujours vivants malgre? l’intervention de l’homme et les objets ou de?tails architecturaux, le plus souvent rigides et comme de?place?s dans cet univers. Mais tre?s vite, on revient aux ambiances, happe?s par ces espaces dont on e?vite de trop s’approcher par crainte de basculer de l’autre co?te? de la toile et de se retrouver prisonnier a? jamais de ces paysages troubles et troublants.
Jean-Marie Wynants pour le Soir

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Adresse

    Détails

  • rue Souveraine, 97
    1050, BRUXELLES
    Belgique
    +33 (0)6 60 62 40 95

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