Baptiste Fompeyrine

Du 19 novembre au 27 décembre 2015

PRÉSENTATION

La galerie Graphem est très heureuse de présenter l’exposition personnelle de Baptiste Fompeyrine qui rassemblera notamment les travaux réalisés durant sa résidence à la Casa Velázquez, l’Académie de France à Madrid, en 2014-2015.

«Graphem a rencontré ce jeune artiste il y a deux ans ; il déployait déjà un univers complexe servi par un style très caractéristique et soutenu par une maîtrise technique étonnante. Pendant sa formation à l’École des Arts Décoratifs, puis à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, il commence à diffuser son travail, notamment à Lyon, à la Fondation Bullukian (2009) et à la galerie Caroline Vachet (2011), expositions d’emblée remarquées. En 2012, il est récompensé par le Prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts dans la section gravure.

L’exposition de la galerie Graphem, constituée en majorité de gravures, présente aussi quelques peintures et dessins. On constate qu’au cours de son séjour à la Casa Velázquez, l’artiste a encore aiguisé sa technique et approfondi ses recherches plastiques en s’impliquant dans de grands projets de gravure et de dessin. Dès le départ, son travail a été nourri par le voyage et par la découverte de l’Espagne. La notion de parcours apparaît comme un pivot important de la production de Baptiste Fompeyrine : la création d’images est pour lui le moyen de reconstruire le souvenir, celui du trajet notamment. Cette démarche accorde un rôle ambigu au souvenir, à la fois point de départ du processus créatif et but vers lequel il tend. L’idée de fixer cet objet immatériel a un sens particulier pour l’artiste qui, au départ, avait commencé une formation en photographie. Il n’utilise désormais plus d’image préexistante dans l’élaboration de ses compositions ; seules comptent celles qui se sont déposées et superposées dans sa mémoire. Il propose ainsi une autre forme de réel, un réel plus complexe et délicat fondé sur l’interaction entre la réalité sensible et le souvenir qu’il en a gardé, teinté de ses émotions et sensations. La figuration mystérieuse qu’il a développée met en scène cette reconstitution opérée par la mémoire : des zones au bord de l’effacement voisinent avec d’autres, d’une finesse et d’une précision remarquables. La netteté des volumes - définis par les rapports et les contrastes entre les différentes tonalités employées - est par endroit mise à mal par l’altération des contours. Car les figures semblent grignotées par leur environnement, par des hachures, des zones d’ombres ou encore par des espaces de vide qui donnent au spectateur l’illusion d’une intense luminosité. Ici, comme dans une photographie qui aurait été surexposée, les détails disparaissent, rongés par une lumière trop vive. Cette idée d’effacement, d’altération, est centrale dans la mesure où elle interroge l’essence même du souvenir : une restitution de la réalité soumise à l’interprétation du cerveau, voire à la censure de l’inconscient. Si les huiles sur toile paraissent au premier abord plus tangibles, moins sujettes à l’évanouissement des formes, elles révèlent ensuite des structures complexes où les aplats - proches de l’abstraction - sont autant de zones de dissimulation. Ces images, malgré leur caractère figuratif, sont loin d’être explicites. Le mélange entre représentation réaliste et suggestion onirique est même dans certains cas déconcertant, voire inquiétant. Des formes fantomatiques peuplent des compositions mouvementées - chaotiques, même - dessinant plus des ambiances que de véritables décors. Certains personnages rappellent ceux de Beckett, répétant sans relâche des actions absurdes dont la logique et la finalité nous demeurent hermétiques. Étrangement, les clés que nous livre l’artiste - chaque trait, chaque figure, chaque ombre -, loin d’être des vecteurs de compréhension, épaississent le mystère. Il aime interroger le spectateur, le conduire à la déambulation, le perdre.

L’observation de son travail donne l’impression de s’éveiller en plein rêve, des lambeaux d’images encore plein la tête, sans qu’il soit possible d’établir entre elles un lien intelligible. Brouillant habilement les pistes, Baptiste Fompeyrine est le seul à connaître quelle est la proportion de réalité, d’humanité et de fantaisie qui réside dans son travail ; et malgré les quelques indices qu’il nous laisse, on cherche encore à mettre le doigt sur ce qui a été caché, omis ou contourné.»

Marine Rochard
http://le-tigre-a-des-yeux.tumblr.com

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