Timothée Chaillou

Directeur du département d'art contemporain de Piasa

Commissaire d'exposition, critique d'art, historien de l'art, Timothée Chaillou fait parmi de cette nouvelle génération qui compte dans l'art contemporain. En apportant un regard neuf sur l'art, il s'est fait remarquer par Piasa qui l'a nommé directeur de son département d'art contemporain. Nous sommes allés lui poser quelques questions afin de savoir d'où lui venait cette passion et son inspiration.

{Artsper}: Vous avez récemment été nommé directeur du département d’art contemporain pour la maison de vente aux enchères Piasa. Aussi jeune, cela a de quoi impressionner ! Pourquoi pensez-vous que leur choix se soit porté sur vous ?
{Timothée Chaillou}: Car la direction de Piasa souhaite développer ce département avec une approche curatoriale. Nous organisons nos ventes en pensant le temps de l’exposition et son accrochage comme étant une véritable expérience esthétique. Cette nouvelle activité est organiquement liée à toutes celles que j’exerce et il est extrêmement intéressant et plaisant de pouvoir collaborer avec des experts et des commissaire d’expositions invités dans ce cadre là.

{A} : En plus de travailler pour Piasa, vous êtes également critique d’art, historien de l’art et du cinéma, et commissaire d’exposition. Où trouvez-vous le temps de faire tout ça ?
{TC} : Quand il est question de passion, le temps à accomplir ces fonctions se trouve toujours.

{A} : D’où vous est venue l’envie de devenir critique d’art ? Et commissaire d’exposition ?
{TC} : C’est au moment de mes études que ces directions se sont dessinées, lorsque j’étudiais l’histoire de l’art et du cinéma. J’ai tout d’abord écrit pour des revues, puis pour des catalogues. Ce n’est qu’après avoir vu et expérimenté le travail d’autres commissaires d’expositions, mais aussi par l’importance qu’a le théâtre dans ma vie, que j’ai ensuite emprunté cette voie là.

{A} : Avez-vous une exposition dont vous êtes particulièrement fier ?
{TC} : Je ne saurais vous répondre car il m’a été aussi agréable de faire des expositions dans des galeries que dans des artists-run-spaces ou au sein d’une revue.

{A} : Vous inspirez-vous des expositions que vous visitez pour imaginer les vôtres ?
{TC} : Tout à fait, mais pas seulement. Le paysagisme, l’opéra, les rituels ancestraux, les présentations religieuses, les vitrines de magasins, les photographies de mise en scène, le cinéma, les compositions musicales, font partie des nombreux terrains fertiles dans lesquels je puise mes inspirations.

{A} : Pensez-vous que internet et ses évolutions récentes aient une influence sur votre travail dans une maison de vente aux enchères ?
{TC} : Une influence directe. L’ensembles des réseaux sociaux et les applications de partages d’images et d’informations servent à faire circuler certaines informations qu’il nous est important d’attraper au vol. J’utilise cela autant pour connaître des lieux, des acteurs du milieu de l’art que des artistes avec lesquels je souhaite collaborer

{A} : Que pensez-vous du projet Artsper ?
{TC} : Beaucoup de bien ! L’ergonomie du site est agréable, la variété des médiums et des prix sont attractifs et vos invitations à des sélectionneurs permet un aiguillage dans le foisonnement des œuvres que vous proposez.

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Andrea Martin  Nungarrayi, Ngarlu Jukurrpa, Peinture

Andrea Martin Nungarrayi

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107 x 91 x 3 cm
Peinture

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Guyodo (Frantz Jacques), Sans titre , Dessin

Guyodo (Frantz Jacques)

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Jacques Villeglé

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