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Valero Kim

Valero Kim

Corée du sud • Né(e) en: 1964

Artistes Sculpteurs

Artistes Sud-coréens

La peau-sensible, le corps érogène, le feu. Les objets-tactiles de Valero Kim.

En effet, ce travail extrêmement « laborieux », gigantesque de cette « tisserande », de cette véritable « artisan-d 'art », est celle d'un « corps en extension », extension de la « surface corporelle », déplié par la magique manipulation des aiguilles, des fils de nylon et du « ramie », avec la patience d'une araignée, l'artiste déploie sur la toile, ce sensoriel dermique qui habite le désir.

Habiller les toiles pour mieux déshabiller la « peau-sensible », celle originaire, celle de la mémoire du corps, pour la faire émerger à travers la translucidité des tissus et des fils de nylon.

Dans l'assemblage des « petits carrés » de tissu, avec aiguille et fils de nylon, dans la construction des premiers « patchworks », il lui arriva un jour « de rendre visibles les nœuds et les fils, qui d'habitude sont « derrière », comme dans toute couture. A partir de ce moment, ces « fils-poils » vont pousser et s'imposer de plus en plus, jusqu'à commander l'œuvre en quelque sorte, l'artiste va être dépassée par sa « trouvaille ».

Acte inconscient par excellence cet « accident », symptomatique même, est d'une grande portée expressive. Prise au piège l'artiste, trouve ainsi le support de son travail artistique.

Ces « patchworks », seront-ils, par cette tentative très « obsessionnelle » d'assembler des « parcelles de peau », la recréation à l'infini ? Ces Objets-Art, entre peinture et bas-reliefs sont avant tout une invitation à retrouver un corps sensible et doux, qui par l'appel du regard, demandent à être touchés, caressés par le spectateur.

Ces « Boursouflures » sont avant tout une amplification du sensible tactile, épidermique, dans leur densité aérienne et par le choix, des couleurs dans une palette si personnelle, des matériaux artificiels comme le fil de nylon, font que la lumière accentue cette dimension tactile, et fait par ce biais retour sur le spectateur.

Poils, chevelure, pubis, touffe, bosquet, crinière, mèche, ces mots qui s'imposent au regard de l'œuvre de Valero-Kim, ne sont que des signifiants d'appel à l'émergence d'une peau-sensible, derrière ces artifices esthétiques que sont les « patchworks » et les « boursouflures ». De véritables « Objets-Tactiles ».

Ces fils, et ces « tissus de fête », ces étoffes de « cérémonies ancestrales », ne sont pas là pour occulter quelque chose, ils sont là plutôt pour déshabiller cette « peau-sensible », dans deux manifestations possibles : celle de la retenue et celle de l'explosion sensitive.

Cet érotisme est retenu et explosif à la fois, (où) les couleurs très intenses, presque violentes, si « flashy », si fluorescentes, des boursouflures, captivent par leur rythme si musical.

Ce défi insensé, d'introduire encore plus de lumière, plus de transparence, non pas par l'application des pigments ou des huiles, comme dans la peinture, mais par le « truchement » des matériaux translucides ou colorés : tissus, fils de synthèse, du nylon a pour effet de produire à travers leur composition une impression de « voir la sensation tactile », accompagnée d'une émotion silencieuse.

… L'artiste réussit à « faire corps » avec ses Patchworks et Boursouflures et surtout à laisser une « trace » forte de son passage. Cette « sensation tactile » qui nous « touche par le regard » dans l'œuvre de Valero-Kim et l'émotion esthétique qui s'accompagne est celle de la restitution de notre propre « peau-sensible ».

- Ph. D. Fernando Bayro-Corrochano.

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Patchworks, Valero Kim

Patchworks

Valero Kim

Sculpture - 100 x 100 x 4.5 cm

3 000 €

Boursouflure, Valero Kim

Boursouflure

Valero Kim

Sculpture - 60 x 50 x 12 cm

2 800 €

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Qui est l'artiste ?

La peau-sensible, le corps érogène, le feu. Les objets-tactiles de Valero Kim.

En effet, ce travail extrêmement « laborieux », gigantesque de cette « tisserande », de cette véritable « artisan-d 'art », est celle d'un « corps en extension », extension de la « surface corporelle », déplié par la magique manipulation des aiguilles, des fils de nylon et du « ramie », avec la patience d'une araignée, l'artiste déploie sur la toile, ce sensoriel dermique qui habite le désir.

Habiller les toiles pour mieux déshabiller la « peau-sensible », celle originaire, celle de la mémoire du corps, pour la faire émerger à travers la translucidité des tissus et des fils de nylon.

Dans l'assemblage des « petits carrés » de tissu, avec aiguille et fils de nylon, dans la construction des premiers « patchworks », il lui arriva un jour « de rendre visibles les nœuds et les fils, qui d'habitude sont « derrière », comme dans toute couture. A partir de ce moment, ces « fils-poils » vont pousser et s'imposer de plus en plus, jusqu'à commander l'œuvre en quelque sorte, l'artiste va être dépassée par sa « trouvaille ».

Acte inconscient par excellence cet « accident », symptomatique même, est d'une grande portée expressive. Prise au piège l'artiste, trouve ainsi le support de son travail artistique.

Ces « patchworks », seront-ils, par cette tentative très « obsessionnelle » d'assembler des « parcelles de peau », la recréation à l'infini ? Ces Objets-Art, entre peinture et bas-reliefs sont avant tout une invitation à retrouver un corps sensible et doux, qui par l'appel du regard, demandent à être touchés, caressés par le spectateur.

Ces « Boursouflures » sont avant tout une amplification du sensible tactile, épidermique, dans leur densité aérienne et par le choix, des couleurs dans une palette si personnelle, des matériaux artificiels comme le fil de nylon, font que la lumière accentue cette dimension tactile, et fait par ce biais retour sur le spectateur.

Poils, chevelure, pubis, touffe, bosquet, crinière, mèche, ces mots qui s'imposent au regard de l'œuvre de Valero-Kim, ne sont que des signifiants d'appel à l'émergence d'une peau-sensible, derrière ces artifices esthétiques que sont les « patchworks » et les « boursouflures ». De véritables « Objets-Tactiles ».

Ces fils, et ces « tissus de fête », ces étoffes de « cérémonies ancestrales », ne sont pas là pour occulter quelque chose, ils sont là plutôt pour déshabiller cette « peau-sensible », dans deux manifestations possibles : celle de la retenue et celle de l'explosion sensitive.

Cet érotisme est retenu et explosif à la fois, (où) les couleurs très intenses, presque violentes, si « flashy », si fluorescentes, des boursouflures, captivent par leur rythme si musical.

Ce défi insensé, d'introduire encore plus de lumière, plus de transparence, non pas par l'application des pigments ou des huiles, comme dans la peinture, mais par le « truchement » des matériaux translucides ou colorés : tissus, fils de synthèse, du nylon a pour effet de produire à travers leur composition une impression de « voir la sensation tactile », accompagnée d'une émotion silencieuse.

… L'artiste réussit à « faire corps » avec ses Patchworks et Boursouflures et surtout à laisser une « trace » forte de son passage. Cette « sensation tactile » qui nous « touche par le regard » dans l'œuvre de Valero-Kim et l'émotion esthétique qui s'accompagne est celle de la restitution de notre propre « peau-sensible ».

- Ph. D. Fernando Bayro-Corrochano.

Quelles sont ses 3 principales œuvres ?

Quand est né(e) Valero Kim ?

L'année de naissance de l'artiste est : 1964