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Daniel Juré

France Né(e) en: 1957

Daniel Juré, artiste français né en 1957 en Normandie, est peintre, sculpteur-céramiste et photographe. Expose en France dans nombre de musées et à l’étranger. Il est représenté dans des collections publiques.

« Daniel Juré reconstruit un monde. Les lieux, les êtres, pourtant identifiés, deviennent l'objet d'un questionnement poétique, les images questions-réponses, image et signe à la fois. Rigueur de forme, grande liberté de cadrage, loin de tout système l'artiste navigue du proche au lointain. L'image dépasse son format, devient fragment ou comment l'idée de la réalité dans sa déperdition devient langage. » Katia Boyadjian, Quai des Songes, Éditions Cahiers du temps.

« Parmi les nombreuses qualités qu’offrent les photographies de Daniel Juré, on est touché par l’accord régnant entre les matières du paysage et une forme, très subtile, de nostalgie qui s’en dégage. Peut-être est-ce aussi sa pratique de la peinture qui contribue à dépasser et à contenir, tout à la fois, une esthétique très classique. » Farid Abdelouahab, La Normandie des photographes tome2 Éditions des Falaises

« Le poudroiement des contours sous l'effet de la lumière trouve ici un effet remarquablement concentré, puisque Daniel Juré s'appuie sur le blanc du papier pour diluer un fond de ville bistre. Une courbe à droite, noire, suffit à appuyer la limite entre l'eau et la rive ferme. […] Or, ces arbres, qui sont certes des arbres bien typés, reconnaissables même dans leur variété, à y regarder de près, sont des arbres de peinture. Je veux dire par là qu'ils montrent le geste de peindre en même temps qu'ils montrent l'arbre. Ce qui est troublant, c'est qu'entre le geste humain et la fibre naturelle, entre l'artifice humain de l'art et ce qu'il suggère du monde non-humain de la nature, il y a, non pas identité, certes, mais même manière de venir, de naître, même pousse. […] Évidemment ce qui fascine dans ces peintures, c'est le sentiment qu'elles donnent d'un rien qui suffit à tout camper. Un arbre tordu comme une signature à droite, un autre à gauche tendu comme un pinceau, deux passages décalés au fond pour Figurer murs et minaret, au pied des arbres un badigeon crée la lumière et l'ombre et au milieu, de noir sertis vite fait, une carriole, son âne et sa cargaison de fétus. C'est enviable, de paraître tout dire ainsi d'un trait. […] C'est comme lorsque Daniel Juré invente apparemment une situation où l'effet du mouvement de la carriole se confond avec ce qui pourrait être son chargement, l'âne et l'homme n'étant plus que boucle épaisse et zébrée; quant aux deux roues, elles sont signes de roue. On pense à la justesse du trait de pinceau dans l'art Zen, lorsque, du blanc - du vide - il fait naître quelque chose. Sauf qu'ici, aucune représentation traditionnelle au départ, dont l'artiste partirait ou se démarquerait. […] Il ne suffit pas ici de parler d'économie de moyens - c'est l'évidence et ce n'est pas rien; il faut surtout souligner ce qu'il y a d'audacieux dans des dessins si élémentaires qu'on pourrait n'en plus voir l'audace. » Jean-Philippe Domecq, A l'ombre d'Amon, carnets d'Égypte, Éditions l'Inventaire.

En 1996 Alain Tapié, Conservateur en chef du Musée des beaux-arts de Caen, choisit une toile pour présenter l'aspect contemporain de la collection Peindre en Normandie à Caen, Deauville et aux musées de Séoul et Pusan.

« Hiératiques, comme tirées par fragments d'un théâtre intime, les figures et les objets de Daniel Juré paraissent dans leur forme originelle portés par la ligne, presque calligraphiés. » Alain Tapié, Peindre en Normandie, catalogue Musée des Beaux-Arts de Caen, Séoul et Pusan.

Daniel Juré réalise une œuvre similaire aux Carnets d'Égypte dans le Cotentin, une résidence sur l'Île Tatihou lui est accordée par le Conseil Général de la Manche. Il publie De flux et de jusant suivie d'expositions dans le département de la Manche et au Musée de Guernesey. Une suite de douze images, poème photographique Dans le voisinage de Saint-Michel-Archange est exposée au Musée de Vains. Pour la première fois il dévoile ses images argentiques. 

Suit un travail photographique sur le port de Caen Quai des Songes présenté au Musée de Normandie puis un Voyage en Arménie, photographie, peinture et poésie présenté au Musée des beaux-arts de Caen dans le cadre de l’Année de l’Arménie en France.

Dans le même temps et pendant quatre années, il entreprend avec Katia Boyadjian une longue série de portraits en maisons de retraite de la région normande. Portraits chroniques, réflexion sur la notion de portrait aujourd'hui, sur la vieillesse et la mort, expérience ultime que retrace le Musée des beaux-arts de Caen dans une grande exposition. « Les appels de la vie surgissent, sans que le peintre puisse s'y attendre, des postures figées comme si de l'histoire de chacun et de sa longue vie jaillissaient par fragments, par instants, des intentions et des réactions confondus et vite retenus dans la quête attentive et inquiète du miroir qui les scrute. Comme nous sommes loin de l'imitation et proche d'une réalité enfouie et que seule la peinture est encore capable d'atteindre même si elle se glisse humblement dans les rythmes incertains des couleurs et des gestes, sans chercher à s'affirmer comme un projet esthétique. […] Voilà pourquoi devant cet ensemble, grâce à l’unité de la pose, notre regard échappe au voyeurisme de la condition humaine. Par la couleur, toujours stridente, différente, dérangeante, s’affirme une unité de champ qui renvoie chaque figure à la peinture pour ce qu’elle est. Bien sûr, ces audaces anatomiques ou chromatiques pourraient trouver une place de choix, si un critique voulait s’y attacher, du côté de la culture anglo-saxonne du portrait. Pour le moment, l’essentiel est d’avoir trouvé dans ces mondes finis, humbles et puissants, que la réalité saisie par la photographie est illusion, tandis que l’illusion de la peinture est bien une réalité. » Alain Tapié, Portraits chroniques catalogue Musée des Beaux-Arts de Caen

De 2006 à 2008 il s'investit durant deux années à joindre des écrivains et poètes de notre temps pour faire leur portrait en une séance de pose. Des plaines de Picardie en pays savoyard, du Trégor en Île de France, il conduit son « atelier ambulant » jusqu’aux lieux d’écriture de ses modèles. 32 portraits d'écrivains renommés, une collection inédite Séance tenante qui sera exposée au Musée des Beaux-Arts de Caen en 2011.

« Daniel Juré a décidé de ne pas outrepasser les limites de la représentation. Il produit de l’identifiable - dont chaque forme et couleur nous étonnent. Nous ne connaissions donc pas encore ces êtres, animaux, lieux de notre quotidienneté ? Il y avait encore en eux une part insaisissable dont lui-même approche, vaille que vaille, en la laissant supposer plutôt qu’en l’adjugeant ? Un instant j’ai pensé au mot « courage », trop bien pensant, tous comptes faits, quand c’est l’audace et la témérité qui l’emportent. « audaces fortuna juvat », disait un vers de Virgile.[…] L’essentiel subsiste - qui n’est pas celui qu’on attendait. Juré fait surgir un nouvel essentiel de ces poissons morts, de ces dorades en tête-bêche, surtout de ce broc dont le bleu différé de lui-même luit comme une preuve d’existence, à l’instar de celui d’Yves Klein ou du vert Véronèse. Que l’on examine plus longtemps sa couleur, et bientôt l’on rendra le rayonnement qui en émane au seul bonheur d’exister (plus troublant que la béatitude). […] Un aspect du visible se tient, juste comme preuve. D’observateur et de témoin, Daniel Juré est devenu celui qui dispose - et du coup, nous rend disponibles tout autant pour ce qui est, le multiple des apparences, la très fuyante identité pourtant nommable, l’angle prévu qui fait foi, la couleur votive. » Jean-Luc Steinmetz, Silence régnant catalogue, Château de Reviers 2009

Qu'il s'agisse de peinture, d'écriture ou de photographie, Daniel Juré cherche à restituer le matériau dans son essence même et le seul lien existant entre les diverses disciplines est une cohérence formelle.

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Daniel Juré, Reviers, rue de l'Eglise, Peinture

Daniel Juré

Reviers, rue de l'Eglise, 2011
100 x 100 x 4 cm
Peinture

2 500 €

Daniel Juré, Ver sur mer, Venelle au Lièvre, Peinture

Daniel Juré

Ver sur mer, Venelle au Lièvre, 2012
100 x 120 x 4 cm
Peinture

3 500 €

Daniel Juré, Katia endormie, Peinture

Daniel Juré

Katia endormie, 1993
115 x 75 x 4 cm
Peinture

3 000 €

Daniel Juré, Caprins, Peinture

Daniel Juré

Caprins, 2005
150 x 120 x 4 cm
Peinture

4 000 €

Daniel Juré, Dindons, Peinture

Daniel Juré

Dindons, 1999
75 x 84 x 4 cm
Peinture

2 200 €

Daniel Juré, Katia endormie, Peinture

Daniel Juré

Katia endormie, 1996
120 x 77 x 4 cm
Peinture

2 500 €

Daniel Juré, Vanité, Peinture

Daniel Juré

Vanité, 2005
75 x 95 x 4 cm
Peinture

2 200 €

Daniel Juré, Vanité, Peinture

Daniel Juré

Vanité, 2005
70 x 75 x 4 cm
Peinture

2 800 €

Daniel Juré, Vanité, Peinture

Daniel Juré

Vanité, 2005
70 x 92 x 4 cm
Peinture

2 200 €

Daniel Juré, Vanité, Peinture

Daniel Juré

Vanité, 2017
64 x 69 x 4 cm
Peinture

2 200 €

Daniel Juré, Vanité, Peinture

Daniel Juré

Vanité, 2017
70 x 70 x 4 cm
Peinture

2 200 €

Daniel Juré, Katia, Dessin

Daniel Juré

Katia, 1989
65 x 46 cm
Dessin

750 €

Daniel Juré, L'allégresse, Sculpture

Daniel Juré

L'allégresse, 2009
75 x 28 x 23 cm
Sculpture

3 000 €

Daniel Juré, La tentation de Saint Antoine, Peinture

Daniel Juré

La tentation de Saint Antoine, 2014
102 x 102 x 4 cm
Peinture

4 000 €

Daniel Juré, Katia nue, Peinture

Daniel Juré

Katia nue, 2010
100 x 80 x 4 cm
Peinture

3 000 €

Daniel Juré, Katia nue, Peinture

Daniel Juré

Katia nue, 2006
120 x 75 x 4 cm
Peinture

3 000 €

Daniel Juré, Katia nue, Peinture

Daniel Juré

Katia nue, 1999
150 x 95 x 4 cm
Peinture

3 500 €

137 Oeuvres sur 137

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