Jürg Kreienbühl

Jürg Kreienbühl

Suisse • Né(e) en: 1932

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Jürg Kreienbühl est un peintre suisse, né à Bâle en 1932 et mort à Cormeilles-en-Parisis en 2007.

Après une formation de peintre en bâtiment, il part en France grâce à l'obtention d'une bourse et peint en banlieue parisienne des décharges et des cimetières. Il finit par s'installer en plein cœur du bidonville de Bezons dans un vieil autobus sans roues. Là, dans des conditions extrêmement difficiles, il fait le portrait de cette cour des miracles, constituée de ses amis et modèles, les immigrés et les gitans. Quatre ans plus tard, il se fixe définitivement près d'Argenteuil et s'achète un "atelier-roulotte" pour continuer de peindre sur le motif des marginaux, prostituées, clochards et infirmes des terrains vagues et des bidonvilles des alentours.

A partir des années 70, Jürg Kreienbühl reprend la pratique de la gravure et de la lithographie. Sa production importante et ininterrompue accompagnera, en plus de ses portraits et natures mortes, tous les sujets développés dans les années suivantes : une ancienne manufacture de saints d'églises invendus (1975), la pollution et le paquebot "France" au "quai de l'oubli" au Havre (1978-1979), le cimetière de Neuilly-sur-Seine et le chantier de La Défense (1980), les trésors abandonnés de la galerie de Zoologie - alors fermée - du Jardin des Plantes de Paris (1982-1985), la centrale nucléaire de Gravelines et le port de Dunkerque (1995-1997) et les sujets suisses dans les années 1990 (la brasserie Warteck, Hommage à Bâle, le jardin enchanté de l'artiste Bernhard Luginbühl, paysages de montagnes).

Exprimée à ses débuts dans une veine expressionniste, sa fascination pour la pourriture et la destruction a trouvé sa forme définitive dans un réalisme objectif, documentant un état des lieux sans concession des bouleversements socio-économiques et écologiques de la seconde moitié du 20ème siècle. Avec l'exactitude et l'acuité hallucinante d'un scientifique, Jürg Kreienbühl s'est fait le peintre désillusionné des vieilles croyances, des banlieues et des mondes condamnés, des exclus et des ravages de l'urbanisation et de l'industrialisation.

De son vivant, il a été exposé et collectionné par d'importantes institutions publiques et privées (Kunstmuseum Basel, Aargauer Kunsthaus, FRAC Ile-de-France, UBS AG collection, Migros Museum…). Après sa mort, son oeuvre est progressivement redécouverte et réévaluée. Elle vient tout récemment d'entrer dans les collections du Centre Pompidou et du Musée des Beaux-Arts de Rennes.

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La grande galerie avec squelette de baleine, Jürg Kreienbühl

La grande galerie avec squelette de baleine

Jürg Kreienbühl

Édition - 91.5 x 71.5 cm

2 000 €

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Qui est l'artiste ?

Jürg Kreienbühl est un peintre suisse, né à Bâle en 1932 et mort à Cormeilles-en-Parisis en 2007.

Après une formation de peintre en bâtiment, il part en France grâce à l'obtention d'une bourse et peint en banlieue parisienne des décharges et des cimetières. Il finit par s'installer en plein cœur du bidonville de Bezons dans un vieil autobus sans roues. Là, dans des conditions extrêmement difficiles, il fait le portrait de cette cour des miracles, constituée de ses amis et modèles, les immigrés et les gitans. Quatre ans plus tard, il se fixe définitivement près d'Argenteuil et s'achète un "atelier-roulotte" pour continuer de peindre sur le motif des marginaux, prostituées, clochards et infirmes des terrains vagues et des bidonvilles des alentours.

A partir des années 70, Jürg Kreienbühl reprend la pratique de la gravure et de la lithographie. Sa production importante et ininterrompue accompagnera, en plus de ses portraits et natures mortes, tous les sujets développés dans les années suivantes : une ancienne manufacture de saints d'églises invendus (1975), la pollution et le paquebot "France" au "quai de l'oubli" au Havre (1978-1979), le cimetière de Neuilly-sur-Seine et le chantier de La Défense (1980), les trésors abandonnés de la galerie de Zoologie - alors fermée - du Jardin des Plantes de Paris (1982-1985), la centrale nucléaire de Gravelines et le port de Dunkerque (1995-1997) et les sujets suisses dans les années 1990 (la brasserie Warteck, Hommage à Bâle, le jardin enchanté de l'artiste Bernhard Luginbühl, paysages de montagnes).

Exprimée à ses débuts dans une veine expressionniste, sa fascination pour la pourriture et la destruction a trouvé sa forme définitive dans un réalisme objectif, documentant un état des lieux sans concession des bouleversements socio-économiques et écologiques de la seconde moitié du 20ème siècle. Avec l'exactitude et l'acuité hallucinante d'un scientifique, Jürg Kreienbühl s'est fait le peintre désillusionné des vieilles croyances, des banlieues et des mondes condamnés, des exclus et des ravages de l'urbanisation et de l'industrialisation.

De son vivant, il a été exposé et collectionné par d'importantes institutions publiques et privées (Kunstmuseum Basel, Aargauer Kunsthaus, FRAC Ile-de-France, UBS AG collection, Migros Museum…). Après sa mort, son oeuvre est progressivement redécouverte et réévaluée. Elle vient tout récemment d'entrer dans les collections du Centre Pompidou et du Musée des Beaux-Arts de Rennes.

Quelles sont ses 3 principales œuvres ?

Quand est né(e) Jürg Kreienbühl ?

L'année de naissance de l'artiste est : 1932