OUTSIDER ART II Philippe Azéma - Davood Koochaki - Kuffjka Cozma

Du 7 septembre au 30 septembre 2017

PRÉSENTATION

Découvrez 3 artistes art brut contemporains : le français Philippe Azéma, l'iranien Davood Koochaki et la moldave Kuffjka Cozma.

Exposition organisée à la Galerie Claire Corcia (Paris) en partenariat avec la Galerie Polysémie (Marseille).



Philippe Azema est né en France en 1956. Il grandit dans le sud de la France entre la Camargue, l’Hérault et le Tarn. Dès le plus jeune âge, il manifeste un fort goût pour les images et les lettres, pour Maciste et Zembla ainsi que pour la chasse aux larves d’éphémères, les fourmilières et les fermes à l’abandon… goûts qui s’affineront plus tard dans d’autres directions.

Dans sa jeunesse, il éprouve un grand intérêt pour le rouge et s’essaie à la peinture sur toile, mais s’en désintéresse. Plus tard, il se lance dans la peinture avec rasoir et bâton taillé en pointe et se concentre sur le rouge, le noir et le jaune.

Ouvrier agricole le jour et artiste pendant son temps libre, c’est une nécessité intérieure qui le pousse à dessiner et à peindre. Philippe Azéma travaille sur du papier qu’il maroufle le plus souvent sur de vieux draps. Ses travaux peuvent atteindre quatre mètres, voire d’avantage.

Avec ses couleurs vives (jaunes, oranges, rouges) et ses formes étranges (humains, animaux, signes divers), Philippe Azéma nous entraîne dans le primitif. Peintre paléolithique des temps modernes, il nous plonge dans son monde imaginaire, celui de son enfance.




Davood Koochaki est né en 1939 à Rasht, une région rizicole du nord-ouest de l’Iran. Il quitte l’école à 7 ans pour aider ses parents dans les rizières. Il n’apprend donc à lire et à écrire que plus tard, par lui-même. A 13 ans il quitte sa maison pour aller à Téhéran. De jour, il travaille dans un garage automobile, et de nuit il se laisse aller à la boisson. A 24 ans, il ouvre son propre garage, se marie et a des enfants.

Ce n’est qu’à 40 ans qu’il commence à dessiner et à 60 qu’il s’y consacre de manière soutenue. Véritable trous noirs à aspirer nos interprétations hâtives, les monstres de Davood Koochaki sont de formidables machines à faire de l'art brut en vous désencombrant, pour le coup, de toute «culture»! Ces petits ogres avalent vos mémoires d'esthètes.

Les monstres de Davood Koochaki semblent désœuvrés, ironiques mais nullement héroïques! Ils esquissent parfois un sourire de leurs mâchoires serrées et sont cruellement comiques. Pour s'en rendre compte, il faut s'approcher du dessin. Une fois passée l'appréhension, on peut découvrir au cœur de la créature: l'anomalie. Dans de le dédale des graphismes se cachent, en effet, des détails comme ces rangées de dents d'une finesse diabolique !

Il a exposé ses œuvres pour la première en 2008 à Téhéran. Il utilise uniquement le graphite et les crayons de couleur, ce qui lui a valu le surnom de « l’Homme de Crayon ».



Kuffjca Cozma est née en 1962 à Tiraspol, capitale de la Transnistrie, enclave russe de la République de Moldavie. Sa mère est roumaine et son père russe.

Elle vit en Roumanie jusqu’à 16 ans puis s’installe à Tiraspol pour terminer ses études dans le domaine électronique. A cause des difficultés économiques, sa famille lui impose de travailler comme guichetière pour les Chemins de Fer de l’Etat moldave. A partir de 18 ans, elle commence à dessiner sur des papiers recyclés qu’elle détruit immédiatement.

En 1985, sa vie change brusquement. Elle a 23 ans lorsqu’elle est victime d’un très grave accident du travail : une collision entre un train et une locomotive la défigure et la réduit à l’immobilité. Le traumatisme la blesse psychologiquement et Kuffjca passera tout sa vie, soutenue par une retraite d'invalidité, dans la solitude d'un petit appartement de Tiraspol d’où elle sort rarement.

Au début, elle n’accorde pas une grande importance à son travail artistique. Ce n’est que récemment qu’elle commence à prendre conscience de son intérêt et ne le détruit plus. Ses dessins sont encore plus profonds, remplis de traits noirs épais et de spirales de mots dont on ignore la signification. Les formes tendent à devenir de plus en plus abstraites.



Exposition jusqu'au 30 septembre 2017.

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Adresse
323 rue Saint Martin
75003, PARIS
France
Horaires

Lundi : 11:30 à 19:00
Mardi : 11:30 à 19:00
Mercredi : 11:30 à 19:00
Jeudi : 11:30 à 19:00
Vendredi : 11:30 à 19:00
Samedi : 14:00 à 19:00

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