Identité, Stéphanie Stindel - Marie Louise Sorbac

Du 20 mars au 7 avril 2015

GALERIE CAROLINE TRESCA

GALERIE CAROLINE TRESCA

Paris - France

Présentation

STÉPHANIE STINDEL

C’est le portrait qui me permet d’aller chercher à l’intérieur des êtres. Très inspirée de photo de magazine, de photos de profil Facebook, de tous les supports visuels qui sont à notre disposition aujourd’hui, j’ai centré ma recherche sur le masculin. Qu’est-ce que c’est qu’être un homme ? Déjà, petite fille, la question me taraudait. C’est quoi d’avoir un zizi ? À quel moment est-on un garçon ou une fille ? La question mène bien sûr à l’androgynéité, l'ambiguïté. À travers le portrait, je cherche à trouver les différentes identités qui coexistent chez une personne, la part féminine, masculine, adolescente, enfantine. Je cherche ce qui se cache derrière le masque social.

Le psychisme humain est, en sa primitivité, androgyne. Le psychologue Buytendijk nous dit que l’homme normal est masculin à 51% et que la femme est féminine à 51%. L’inconscient humain est sans cesse à la limite. Au final, je ne peins pas de personnes existantes même si je m’en inspire, mais j’invente des physiques, des profils dont l’ambiguïté dérange par ce manque de clivage qu’exigent nos sociétés.
Pour des raisons qui probablement me dépassent, le format est toujours grand, imposant, hyper présent. D'aussi loin que je me souvienne, j'étais fascinée par les Moaï de l'Ile de Pâques. Mes peintures, elles aussi, toisent l'observateur de toute leur hauteur, leur regard plongeant avec insistance dans celui qui les regardent, imposant une sorte de dialogue avec le spectateur. J'aime le fait que la peinture ne soit pas passive, qu'elle discute avec l'autre.

Au fil des années, le papier est devenu un support de prédilection. Il semble offrir plus de liberté au médium. Les fonds sont soit couverts de blanc au couteau, soit carrément laissés vierges pour mieux exacerber la figure, épurer, ne pas noyer. Travaillés avec beaucoup d'inconscient, mes dessins me permettent de m’éloigner de la technique que l'huile impose.

(Stéphanie Stindel)


MARIE LOUISE SORBAC

La sculpture est une façon de donner vie à la matière. Dit autrement, il s’agit de matérialiser idées et pensées. D’où ce besoin de créer avec un support varié, métal, terre, plâtre. Ici, bronze !

Pourquoi des animaux ? Parce qu’ils suggèrent des formes nobles, une vie ordonnée selon des règles immuables, sans manière, ni perte de temps ou de matière pourrait-on dire, une vie à l’achèvement permanent. Et, bien sûr, il faut ne pas trop montrer, surtout pas les détails. Des formes donc, lesquelles renvoient à une ligne, finalement à un tracé simple, le plus discret possible, sans fioriture ni aspérité qui trouve son origine sur le papier, son prolongement et son salut dans cette matière organisée, le bronze. La boucle est bouclée.

Voilà l’exigence intérieure de l’artiste Marie-Louise Sorbac, une nécessité qui harmonise le fond et la forme et qui témoigne d’une recherche de pureté, une droiture qui atteste d’une maturité. Reste la vie, dans ce qu’elle a de sauvage, fixée dans ou par la matière, immobile, comme en attente de libérer le mouvement intérieur qui l’anime. La vie faite singe, la vie faite lionne, la vie faite ours, la vie… etc. Une vie recentrée dans la matière blonde et dorée, un bronze poli qui prolonge l’épure comme le reflet d’une vie antérieure, le témoignage d’une géométrie absolue, le dessein de l’être parfait. Finalement, Platon n’est pas loin dans ce bestiaire où domine l’idée de la perfection du trait.

(Jean-Pierre Delest)

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Adresse

    Détails

  • 14, rue SERVANDONI
    75006, Paris
    France
    +33(0)6 17 19 73 57

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