Boris Tabacoff

Boris Tabacoff

Bulgarie • Né(e) en: 1927

Artistes Sculpteurs

Designers

Artistes Bulgares

Boris Tabacoff (Bulgarie 1927-1985 France) est un Designer bulgare qui fait partie des artistes de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre (1945-2000). « Il est le tout premier Designer de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre à créer du mobilier et des objets en plexiglass. 

Créateur du premier mobilier en plexiglas cardin. Il bénéficie des Trente Glorieuses en France et son atelier crée et fabrique le Design de Cardin. Il est très présent dans les magazines d'art des années 60 et 70 grâce à Cardin en utilisant le plexiglass pour l'édition de baignoires, de chaises, de tables, et des célèbres horloges Cardin, ainsi que toutes sortes de bureaux de prestige en plexiglass.

Editions tabacoff er editons cardin. Tabacoff crée des prototypes qu'il fait éditer par de très nombreux éditeurs durant Les Trente Glorieuses ainsi que ceux de Cardin. Les éditeurs commercialisent certains prototypes par des éditions à tirage limité de 50 exemplaires, comme Le Fauteuil Cube, MMM « Sphères », Table, chaises, chauffeuses éditions en plexiglass. 

Prototypes Originaux Tabacoff. Œuvre d'art unique et originale, elle est toujours créée à l'atelier Scrive Tabacoff, 6, rue de Lanneau par Tabacoff dans les années 1960 et 1970. On citera notamment : La table Menorah, I, La Table Menorah 2, La Table Forêt, Le Fauteuil Araignée, Le fauteuil Romain. 

Faux Tabacoff et expertise. Beaucoup de faux et copies circulent et sont vendus à cause des industries du plexiglass. Depuis 2015 des archives permettent l'expertise à P.A.R.I.S Service Expertise Tabacoff, 6, rue de Lanneau, Paris. 

Verrerie Tabacoff Baccarat, Editions sauvage Tabacoff. Baccarat. Comme Tabacoff souhaite créer sa ligne de verrerie plus contemporaine pour les Allemands et les Autrichiens qui innovent, il crée des prototypes et demande aux souffleurs de verre de les fabriquer en cachette à Baccarat et les vend sous le manteau. 

Editions Tabacoff Direction Baccarat. « Narcisse », est une édition d'excellence à tirage limité de verrerie, éditions Baccarat.  Sculptures, Objets et oeuvres d'art Tabacoff Plexiglass, Resine, Ciment, Nouveaux Materiaux. Tabacoff utilise aussi pour sa sculpture des années 50, le bois « Vierge Noire », la résine, années 70, « Love » « Couple » « Lampe dorée », la résine « Le rat », « le crabe rose », « La femme forêt », plexiglass fumé, « Le Saint Esprit » Plexiglass transparent. Etc. 

Tabacoff arrive à l'atelier du sculpteur Scrive. 

Historiquement Tabacoff arrive à Paris dans les années 50, il n'a pas encore trouvé sa voie dans « L'Ecole de Paris d'Après-Guerre » comme sculpteur, ou artisan d'art. Il se rend dans un atelier de sculpteurs réputé, créé par le sculpteur Philippe Scrive, dans une rue frappée d'alignement comme l'était alors la Rue de Seine. Depuis 1948 Scrive réhabilite de ses mains de bucheron ce lieu insalubre, ou personne ne veut vivre, afin d'y loger ses enfants et son épouse, le peintre abstrait Françoise Staar (1933-2011) qui vivent à l'étroit au premier étage, tandis qu'il aide ses amis sculpteurs sans atelier à rejoindre ce lieu pauvre qui donne sur la rue, mais qui devient convivial comme Scrive et où jusqu'à 22 amis sculpteurs d'Après-Guerre venus du monde entier y partagent l'art de la sculpture et l'espoir de jours meilleurs. Scrive est pacifique, généreux, idéaliste, il demande sa nationalité française et le au piège se referme sur lui quand en 1954 survient la Guerre d'Algérie.

L'atelier de sculpture Scrive est déjà très réputé, lorsque la mort dans l'âme il doit le quitter pour la guerre et le sang des frères. Le service militaire est obligatoire, l'objection de conscience non reconnue, les insoumis jugés déserteurs, soldat du refus il refuse de porter les armes, sa paternité de deux enfants ne le libère pas. 

Il doit souffrir dans le souffle de la mort 28 mois sous les balles. En proie au désespoir, Scrive laisse sa famille démunie et ses disciples sculpteurs désemparés. Scrive vit l'agonie, Tabacoff lui donne le baiser de trahison, l'exhorte, « Oublie tes disciples, confie-moi les clefs de ton monde, je m'occupe de tout ! » Désespéré Scrive, part pour la guerre, lui qui était venu pour partager « L'Art d'Après-Guerre de l'Ecole de Paris »

Et l'inhumain reprend sa litanie, celle de Picasso qui s'engraisse à Paris et trahit Max Jacob mort en camp, Apollinaire de Kostrowitzky, trépané au front alors qu'il vend les œuvres de ses « amis ». Ou, comme au bon vieux temps de 39-45 où Rue de Bièvre les réfugiés des camps mis à la rue par un opportuniste pour quelques Francs.

Tabacoff s'empare aussitôt de l'atelier Scrive par une ruse administrative et obtient un nouveau bail signé par le propriétaire sous le nom de Tabacoff, en lieu et place du bail de Scrive. Scrive vit deux ans sous les balles meurtrières quand Tabacoff prospère. De retour d'Algérie Scrive qui a sacrifié deux ans de sa vie pour Paris revient de la guerre d'Algérie sans un sous vaillant et sans moyen d'ester en justice. 

C'est ainsi que Tabacoff provoque la ruine de Scrive et prospère sur son malheur. Scrive est exproprié illégalement avec sa famille, et c'est bien après des heurts et des malheurs qu'ils trouvent refuge à Fontenay aux Roses.

Extrait de « L'art de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre (1945-2000) Boris Tabacoff », Lise Cormery, Michelangelo Publications, Paris, 2020. » En 1988 Scrive raconte à Lise Cormery l'histoire d'Après-Guerre oubliée de l'Atelier du Sculpteur Scrive, spolié par le Designer Tabacoff. 

Elle organise alors en Hommage à son courage pour l'Ecole de Paris et l'excellence de son œuvre sculpturale et architecturale «Scrive 40 ans 1948-1988 à Paris », à sa Galerie, 6, rue de Lanneau et au Centre Culturel du Québec de Paris. » 

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Tabacoff La lampe d'Aladin d'or  / Gold Aladin lamp, Boris Tabacoff

Tabacoff La lampe d'Aladin d'or / Gold Aladin lamp

Boris Tabacoff

Design - 30 x 15 x 4 cm

9 500 €

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Qui est l'artiste ?

Boris Tabacoff (Bulgarie 1927-1985 France) est un Designer bulgare qui fait partie des artistes de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre (1945-2000). « Il est le tout premier Designer de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre à créer du mobilier et des objets en plexiglass. 

Créateur du premier mobilier en plexiglas cardin. Il bénéficie des Trente Glorieuses en France et son atelier crée et fabrique le Design de Cardin. Il est très présent dans les magazines d'art des années 60 et 70 grâce à Cardin en utilisant le plexiglass pour l'édition de baignoires, de chaises, de tables, et des célèbres horloges Cardin, ainsi que toutes sortes de bureaux de prestige en plexiglass.

Editions tabacoff er editons cardin. Tabacoff crée des prototypes qu'il fait éditer par de très nombreux éditeurs durant Les Trente Glorieuses ainsi que ceux de Cardin. Les éditeurs commercialisent certains prototypes par des éditions à tirage limité de 50 exemplaires, comme Le Fauteuil Cube, MMM « Sphères », Table, chaises, chauffeuses éditions en plexiglass. 

Prototypes Originaux Tabacoff. Œuvre d'art unique et originale, elle est toujours créée à l'atelier Scrive Tabacoff, 6, rue de Lanneau par Tabacoff dans les années 1960 et 1970. On citera notamment : La table Menorah, I, La Table Menorah 2, La Table Forêt, Le Fauteuil Araignée, Le fauteuil Romain. 

Faux Tabacoff et expertise. Beaucoup de faux et copies circulent et sont vendus à cause des industries du plexiglass. Depuis 2015 des archives permettent l'expertise à P.A.R.I.S Service Expertise Tabacoff, 6, rue de Lanneau, Paris. 

Verrerie Tabacoff Baccarat, Editions sauvage Tabacoff. Baccarat. Comme Tabacoff souhaite créer sa ligne de verrerie plus contemporaine pour les Allemands et les Autrichiens qui innovent, il crée des prototypes et demande aux souffleurs de verre de les fabriquer en cachette à Baccarat et les vend sous le manteau. 

Editions Tabacoff Direction Baccarat. « Narcisse », est une édition d'excellence à tirage limité de verrerie, éditions Baccarat.  Sculptures, Objets et oeuvres d'art Tabacoff Plexiglass, Resine, Ciment, Nouveaux Materiaux. Tabacoff utilise aussi pour sa sculpture des années 50, le bois « Vierge Noire », la résine, années 70, « Love » « Couple » « Lampe dorée », la résine « Le rat », « le crabe rose », « La femme forêt », plexiglass fumé, « Le Saint Esprit » Plexiglass transparent. Etc. 

Tabacoff arrive à l'atelier du sculpteur Scrive. 

Historiquement Tabacoff arrive à Paris dans les années 50, il n'a pas encore trouvé sa voie dans « L'Ecole de Paris d'Après-Guerre » comme sculpteur, ou artisan d'art. Il se rend dans un atelier de sculpteurs réputé, créé par le sculpteur Philippe Scrive, dans une rue frappée d'alignement comme l'était alors la Rue de Seine. Depuis 1948 Scrive réhabilite de ses mains de bucheron ce lieu insalubre, ou personne ne veut vivre, afin d'y loger ses enfants et son épouse, le peintre abstrait Françoise Staar (1933-2011) qui vivent à l'étroit au premier étage, tandis qu'il aide ses amis sculpteurs sans atelier à rejoindre ce lieu pauvre qui donne sur la rue, mais qui devient convivial comme Scrive et où jusqu'à 22 amis sculpteurs d'Après-Guerre venus du monde entier y partagent l'art de la sculpture et l'espoir de jours meilleurs. Scrive est pacifique, généreux, idéaliste, il demande sa nationalité française et le au piège se referme sur lui quand en 1954 survient la Guerre d'Algérie.

L'atelier de sculpture Scrive est déjà très réputé, lorsque la mort dans l'âme il doit le quitter pour la guerre et le sang des frères. Le service militaire est obligatoire, l'objection de conscience non reconnue, les insoumis jugés déserteurs, soldat du refus il refuse de porter les armes, sa paternité de deux enfants ne le libère pas. 

Il doit souffrir dans le souffle de la mort 28 mois sous les balles. En proie au désespoir, Scrive laisse sa famille démunie et ses disciples sculpteurs désemparés. Scrive vit l'agonie, Tabacoff lui donne le baiser de trahison, l'exhorte, « Oublie tes disciples, confie-moi les clefs de ton monde, je m'occupe de tout ! » Désespéré Scrive, part pour la guerre, lui qui était venu pour partager « L'Art d'Après-Guerre de l'Ecole de Paris »

Et l'inhumain reprend sa litanie, celle de Picasso qui s'engraisse à Paris et trahit Max Jacob mort en camp, Apollinaire de Kostrowitzky, trépané au front alors qu'il vend les œuvres de ses « amis ». Ou, comme au bon vieux temps de 39-45 où Rue de Bièvre les réfugiés des camps mis à la rue par un opportuniste pour quelques Francs.

Tabacoff s'empare aussitôt de l'atelier Scrive par une ruse administrative et obtient un nouveau bail signé par le propriétaire sous le nom de Tabacoff, en lieu et place du bail de Scrive. Scrive vit deux ans sous les balles meurtrières quand Tabacoff prospère. De retour d'Algérie Scrive qui a sacrifié deux ans de sa vie pour Paris revient de la guerre d'Algérie sans un sous vaillant et sans moyen d'ester en justice. 

C'est ainsi que Tabacoff provoque la ruine de Scrive et prospère sur son malheur. Scrive est exproprié illégalement avec sa famille, et c'est bien après des heurts et des malheurs qu'ils trouvent refuge à Fontenay aux Roses.

Extrait de « L'art de l'Ecole de Paris d'Après-Guerre (1945-2000) Boris Tabacoff », Lise Cormery, Michelangelo Publications, Paris, 2020. » En 1988 Scrive raconte à Lise Cormery l'histoire d'Après-Guerre oubliée de l'Atelier du Sculpteur Scrive, spolié par le Designer Tabacoff. 

Elle organise alors en Hommage à son courage pour l'Ecole de Paris et l'excellence de son œuvre sculpturale et architecturale «Scrive 40 ans 1948-1988 à Paris », à sa Galerie, 6, rue de Lanneau et au Centre Culturel du Québec de Paris. » 

Quand est né(e) Boris Tabacoff ?

L'année de naissance de l'artiste est : 1927