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Taku Obata, B-Boys (#12)

Taku Obata B-Boys (#12), 2014

Mise en situation Dessin 15.7 x 11.8 inch Oeuvre unique

771 $

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Taku Obata, B-Boys (#12)
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Taku Obata

Né(e) en: 1980

Japon

On oppose généralement l'art de la danse (qui est un art du temps) à celui de la sculpture (qui est un art de l’espace). Que dire alors des œuvres de Taku Obata, sinon qu'elles mettent à mal une telle opposition en donnant à la plus dynamique et la plus syncrétique de toutes les danses – le break dance – une série de figures dont l'immobilité tendue semble contenir l'ensemble des mouvements frénétiques qui la fonde ? Telles de véritables samouraïs des temps modernes, exhibant avec style leurs parures de guerre colorées, les sculptures d'Obata ne sont, en effet, pas seulement l'émanation vibrante de la culture hip-hop, mais aussi l'expression de ses racines métissées : capoeira, kung-fu, manga, Nô, Buto. En elles, tout y est – y compris peut-être une référence discrète à l'art moderne et au cubisme d'un Duchamp peignant son célèbre Nu descendant un escalier. Car c'est bien d'une décomposition dynamique du mouvement dont nous parlent les sculptures breako-cubistes d'Obata. Né en 1980 à Saitama au Japon, Taku Obata est un jeune artiste qui, dès son plus jeune âge, s'est intéressé à la culture américaine et ses sports populaires (baseball, basket, etc.) puis, en grandissant, à sa musique hip-hop (avec des artistes tels que MC Hammer, Tu-Pac, ou bien tel Dance Koushien) et enfin, à travers son frère qui, le premier, l'introduisit à la culture des b-boys. Fasciné par le mouvement hip-hop qui naquit dans le Bronx au milieu des années 70, Taku Obata s'initia progressivement à cette pratique (sous l'influence du Rock Steady Crew) avant d'en venir à former lui-même, accompagné de son frère et d'une bande d'amis, son propre groupe de b-boys (and girls) : le Unity Selection (crew toujours en activité, d'ailleurs, et qui se compose de MC’s, de graffeurs et de danseurs). Puis, en parallèle de cette pratique, Taku Obata commença à s'intéresser à l'univers des films d'animation et réalisa, très vite, sa première oeuvre en stop-motion à l'aide de petites figurines d'argile. Puis, à partir de celles-ci, lui vint l'idée d'en réaliser d'autres, à taille humaine. Mais le véritable déclic qui marqua le coup d'envoi de son oeuvre, Obata ne l'obtînt – comme son compatriote Haroshi – qu'au moment où il se tourna vers la sculpture sur bois et les techniques traditionnelles du Japon. Obata se donna ainsi les moyens de saisir, à même la culture et les pratiques de ses ancêtres, la vibration qui anime son corps, ainsi que celui de ses contemporains. « Même si je suis japonais », nous confesse Obata, « ma culture n'en demeure pas moins celle du hip-hop et du break dance. Toutefois, en tant que b-boy japonais, je n'ai pu faire autrement que de représenter la danse que j'aime à partir des techniques traditionnelles de sculpture sur bois. » Comme dans le théâtre traditionnel japonais du Nô (ou d'une manière plus récente, dans le Buto), les personnages et les mises en scènes qu'invente Taku Obata ne se proposent pas de narrer des histoires compliquées mais, plutôt, de nous donner à voir, sous une forme hautement stylisée, l'énergie, la vitesse, l'excès qui habite les b-boys et, avec eux, l'excès qui anime toute la culture graffiti et ceux qui la vivent à plein régime, comme en transe. En somme, ce sont les idoles des bacchanales d'aujourd'hui que conçoit Obata – les figures des dieux joyeux et libres qui défient les lois de la gravité – et du sérieux. L'art, avec Obata et les b-boys, se fait joueur. Il ne défie pas, ne revendique pas, mais fait exister, à sa manière, une petite planète de bonheur : une planète hors du temps et des conflits politiques qui s'y déroulent; une planète où habitent de drôles de super héros dont les poses et les mimiques, au croisement de plusieurs cultures, pourraient être décrites comme autant de fantasmagories émanant d'un danseur de Buto tombé en extase devant la vélocité nerveuse des « Good Foot » de James Brown et qui, pour ne pas perdre le contact avec sa propre culture, aurait décidé de se déguiser en Bioman.
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Taku Obata, B-Boys (#12)
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