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GALERIE LISE CORMERY

GALERIE LISE CORMERY

PARIS - France

AKAGI (1934-2021) Paris Je t'aime Parisiennes

PARIS 7 février 2022 au 29 septembre 2022

Présentation
Kojiro AKAGI 36ème minute de la visioconférence
Dans la visioconférence "Art et Média Couple Infernal ?" du Symposium Art & @rt de Lise CORMERY à l'Université de Paris Diderot, elle présente son ami et artiste de sa galerie depuis 1988, Kojiro AKAGI ,qui intervient à la 36ème minute, cela permettra aux visiteurs d'Artsper de découvrir la personnalité de Kojiro AKAGI, érudit, fin lettré et grand connaisseur de la culture française.

Biographie de Kojiro AKAGI (1934-2021).
En 1988, lorsque je rencontrais AKAGI pour la première fois dans son atelier, il était désabusé, son succès ne le satisfaisait jamais, car il voulait être connu, mais ne voulait pas vendre ses peintures, elles représentaient les enfants qu’il n’aura jamais. C’est ainsi qu’il m’a confié : « Quand j’ai obtenu la Médaille d’Or du Salon des Artistes Français, ce prix était si légendaire au Second Empire, que, j’attendais grâce à lui la gloire. Mais en vain.
Cependant mon Maître Key HIRAGA, le premier artiste Japonais à obtenir la Médaille d’Or au Salon des Artistes Français m’a enseigné : « Akagi, cette médaille est pour toi, pas pour les autres. Toute ta vie tu y penseras. Elle sera un modèle de réflexion sur toi-même, ton œuvre, ton destin. »
Notons toutefois que son grand Maître Key HIRAGA est un artiste peintre qui oeuvrera et restera bravement indépendant toute sa vie. A contrario, Akagi se plaindra toujours de son peu de succès mais en homme de relations publiques et journaliste international il obtiendra tous les avantages possibles de la part de toutes les institutions françaises et japonaises ou ses galeries internationales de référence qu'il ne manquera pas de solliciter pour des médailles ou des expositions de prestige à sa seule gloire. Mais Paris mérite bien une fête !

« Kojiro AKAGI est né le 3 janvier 1934 à Okayama au Japon. À 22 ans, ce licencié en sciences physiques expose ses peintures pour la première fois à Tokyo. Il arrive en France le 16 avril 1963 à l’âge de 29 ans - avec son épouse née Matsuko SAKAMOTO - à titre de boursier privé du Gouvernement Japonais. Il entre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts en 1963, il y reste jusqu’en 1970. Pour pouvoir vivre en France il a, dès 1964, été journaliste professionnel - correspondant de presse de journaux japonais – en menant parallèlement sa carrière d’artiste peintre professionnel.
Chaque jour Kojiro se couche vers minuit, se lève à trois heures du matin pour peindre, se recouche vers six heures et se lève pour travailler à 8 heures du matin. Le dimanche, il peut passer sa journée entière à peindre. J’ai pu le voir ainsi en pleine canicule travailler en extérieur de 15 à 22 heures dans une concentration extrême. Même un verre d’eau était importun. Il en était de même dans la pluie ou le froid. Son énergie est puisée de la toile, du pinceau, de Paris qu’il a choisi.
Kojiro : "Je ne sais si je dois ou non m’en réjouir, mais ma femme et moi avons toujours eu un métier pour gagner notre vie en dehors de la peinture, et grâce à cela j’ai pu terminer mon centième croquis en 1978… » (« Mon Paris » Cent aquarelles, Éditions Kôdansha). Désirant conserver les dessins d’origine pour la ville de Paris sans qu’ils soient éparpillés, j’en ai fait don, au nom de ma femme et de moi-même, au Musée Carnavalet. J’ai pu m’accorder ainsi, avec le consentement de ma femme, un grand luxe en tant qu’auteur, puisqu’un acte pareil n’aurait jamais été possible si j’avais eu besoin de vendre mes œuvres pour vivre. J’espère que ces chers dessins délaissés seront révélés un jour (…)
Nous autres étrangers, nous menons une vie de vagabonds à Paris. C’est précisément le charme de cette ville qui comporte de nombreux étrangers auxquels elle a largement ouvert ses portes. Nous pouvons y être indépendants et nous concentrer sur la peinture en menant une vie d’extrême pauvreté sans être dérangé par qui que ce soit."
La vie de Kojiro AKAGI à Paris est vouée à la peinture. Sa femme Kayo travaille dans la haute couture afin d'offrir à leur foyer des revenus fixes et réguliers. »
« L'Art en France » Thèse de Lise Cormery Université Paris Diderot 2002

Avec son épouse, inébranlable pilier et fidèle amie, durant leur longue vie commune à Paris ils n'auront jamais d'enfant. Cette dernière étant malheureusement décédée d'épuisement avant lui, Kojiro AKAGI pour lequel ses oeuvres étaient la prunelle de ses yeux, crée une association sous la forme d’un Fonds de dotation qu’il finance et dont il devient le président le 31 janvier 2020, afin de protéger son œuvre et sa famille au Japon. Le Siège Social est situé à son domicile parisien de la rue Croix Nivert à Paris XVe. En 2021, alors que l'épidémie mondiale de Covid sévit encore, Kojiro rejoint sa famille pour quelques jours à Okoyama, son lieu de naissance, où il meurt brutalement le 15 février 2021.
N’ayant pas d’enfants sa famille japonaise qui vit au Japon hérite de son œuvre entreposée dans son atelier de la Ville de Paris et dans son appartement personnel, tous deux dans le XVe arrondissement, sa famille hérite de même de ses peintures laissées en dépôt temporairement pour une exposition de son Fonds de Dotation.
Repose en Paix mon Cher Kojiro, que les esprits avides du Samsara t’épargnent et épargnent ton œuvre.

« In Memoriam » Quelques expositions et Textes de Critique d’art
Afin de commémorer ses quarante ans de vie parisienne, une exposition rétrospective est organisée en 2004 à l'initiative du Musée Carnavalet de la Ville de Paris. Cette exposition se tiendra au Musée de la Crypte Archéologique du Parvis de Notre-Dame de Paris pendant cinq mois, de mai à septembre 2004. Puis elle se terminera à la Galerie Lise Cormery.

« Le peintre Kojiro AKAGI », Jean-Marc Léri, Conservateur Général, Musée Carnavalet
« Il n'est plus nécessaire aujourd'hui de présenter le peintre japonais, Kojiro Akagi, que les Parisiens de tous les arrondissements de la capitale peuvent apercevoir à l'occasion, au détour d'une rue, absorbé devant son chevalet, le pinceau à la main. A de nombreuses reprises, Paris a rendu hommage au plus "parisien" d'entre les siens, tant sa connaissance de la ville est immense : pas seulement la connaissance physique, topographique de la cité qu'il explore jour après jour depuis quarante ans, mais également une connaissance historique, événementielle car l'intérêt d'Akagi se porte aussi bien à l'histoire patrimoniale du lieu qu'il représente, aux intrigues qui ont pu s'y nouer, aux personnages qu'il a inspiré aux poètes et aux écrivains, qu'à l'histoire quotidienne, à la vie comme elle va.
Il n'y a qu'à lire, pour s'en convaincre, les textes de sa main (et les commentaires savoureux) qui accompagnent les dessins de son ouvrage Paris au jour le jour paru en 1995 et qui témoignent de son érudition active, de sa soif de s'emparer intimement, profondément de la ville, de la comprendre, de la faire sienne, afin d'offrir à son public, ces authentiques vues de Paris, précises jusqu'à l'obsession, dans leur grandeur comme dans leur décrépitude, reflets des temps qui ont passé, images du temps présent dans son accélération irrépressible, qui renvoient à la condition de "vestiges" des dessins du peintre excécutés il y a peu, mais qui tous, attestent de la vitalité surprenante de cette ville et rendent compte de ses métamorphoses.
Paysagiste de Paris après tant d'autres artistes avant lui, et dont le Musée Carnavalet s'enorgueillit de posséder de nombreuses œuvres, Akagi ne revendique en aucune manière la liberté de l'artiste d'interpréter à sa guise la réalité. Délaissant les vues cavalières de la Seine, chéries de ses prédécesseurs, ou la beauté d'un point de vue particulier, il privilégie l'exactitude de la description en plantant son chevalet face au motif, en gros plan, dirions-nous pour un film, ou dans une perspective angulaire, s'il s'agit de restituer une vision plus large du lieu.
Le cadrage mis en place, débute une observation rigoureuse de l'architecture, dans ses lignes comme dans ses masses, des différents matériaux qui la composent, des agrégats divers qui la surchargent et souvent la défigurent, graffitis, affiches, panneaux publicitaires, signalétiques diverses. Il s'attache de la façon la plus minutieuse à rendre les fissures des enduits, le disjointement des pierres, le raccordement anarchique des canalisations, toute cette lèpre que le temps dépose sur les murs et qui, manifestement, le fascine.
Les grands édifices publics, les monuments, les grands immeubles cossus l'absorbent tout autant, non plus pour les injures du temps qui s'y manifestent là moins qu'ailleurs, mais pour transcrire avec la plus complète fidélité les caractères des époques qui se sont succédées et que révèlent particulièrement les différents modèles architecturaux qui surgissent sous nos yeux. Tout l'intéresse, depuis l'implantation de l'édifice dans le paysage urbain (c'est à peine si l'on découvre ici ou là un coin de verdure), l'imbrication des volumes, l'articulation des parties entre elles, les partis stylistiques adoptés. Il s'agit de véritables relevés aux justes propositions, au tracé rigoureux.
Nul être vivant n'anime aucune de ses vues, ni homme, ni bête, sans doute pour conserver à l'architecture toute sa puissance d'évocation, sans nulle distraction. Seul le mobilier urbain trouve grâce à ses yeux, sans doute parce qu'il constitue à lui seul, somme toute, une espèce d'architecture un peu particulière, mais qui obéit à la loi du genre et relève des mêmes contraintes (je pense notamment au dessin de la dernière vespasienne de Paris, boulevard Rochechouart).
Sa sensibilité se perçoit cependant plus largement dans les endroits retirés, hors des grands circuits urbains, dans les quartiers modestes voire délabrés, là où la vie s'imprime le mieux dans la pierre et où les ajouts et destructions successifs forment à leur tour un projet d'architecture à l'envers.
Témoignages du temps qui passe certes, mais aussi témoignages de vies et d'histoires accumulées sous ces pierres et dont l'artiste ne redoute pas qu'elles surchargent son œuvre, qu'elles envahissent le papier, qu'elles sous-tendent sa vision.
C'est en ce sens que ce peintre est si personnel et si attachant. Nous lui sommes redevables, en plus de son grand talent, d'offrir à notre perception, une nouvelle lecture de Paris, que seul peut-être, peut faire un étranger amoureux fou de cette ville.
Ce nouveau recueil de dessins, le quatrième de la série, comprend comme les précédents, une centaine d'œuvres. C'est véritablement une somme, au sens où l'entendaient les anciens, et cependant toujours inachevée. »
Jean-Marc Léri, Conservateur Général, Directeur du Musée Carnavalet

« AKAGI, 40 ans d'art et d'amour pour Paris »
« De l'éphémère à l'intemporel » Lise Cormery
« Le 16 mars 1963 Kojiro AKAGI et sa jeune épouse Kayo s'embarquèrent d'Okayama vers la France où ils arrivèrent le 16 avril 1963 pour un séjour qu'ils croyaient éphémère.
Quarante ans ont passé depuis.
En avril 1988, je le rencontrais afin de l'exposer. Et c'est à cette époque, alors qu'il n'avait plus de galerie depuis douze ans, car le figuratif n'était plus à la mode à Paris, que se noua cette admiration que je croyais tout d'abord vouée à l'éphémère. Elle n'a cessé de grandir depuis en dépit des "esthétiquement corrects" qui se suivent et disparaissent, éphémères, et de mon respect pour l'@rt le plus souvent éphémère, si ce n'est virtuel, des @rtistes de cette fin de siècle. AKAGI ne s'autorise pas même la nouvelle technologie quelque peu ancestrale de la photo, car elle pourrait trahir son œil perçant d'aigle capable de saisir sans compte-fils les défauts d'une impression.
Son œuvre immense est encore pourtant A-venir. En effet, Akagi est un stakhanoviste et il poursuit sa quête sans règle, à main levée, comme les grands maîtres d'antan. Aussi, le présent ouvrage de référence, le dixième sur Akagi, avec ses cent deux aquarelles n'est qu'une infime partie de l'œuvre dessiné, peint ou gravé, où l'éphémère le dispute à l'intemporel.
Car éphémères sont les demeures bâties pour l'éternité, déjà évanouies dans les arcanes du temps qui passe. Ephémère, l'œil du passant happé par le pouvoir hypnotique de l'image et de l'écran.
Car Intemporel, l'art d'Akagi. Il échappe au temps et n’est plus depuis longtemps de l’ordre de la matière. Art Intemporel malgré sa contemporanéité, avec le rouge de l'énergie Feng Shui qui enflamme un Paris classique a priori et ses paysages urbains à la Canaletto où a contrario nulle humanité ne vient perturber la démarche résolument austère. Aussi les bourgeois ne s'y attardent pas, car ce qui les séduit, ce sont les fleurs, les jolies dames, la parure, la chair ou la mode. "Pourquoi ce sens interdit Rue de Lanneau ?" Le bon goût, les conventions, paradoxalement même les plus conceptuelles ou minimalistes, supposeraient sa disparition. Si dans les performances les plus scabreuses un certain sens de "l'esthétique" prévaudrait, Akagi ne fait aucune concession à sa vérité. Il n'y a que la ligne pure et dure. Son Paris reste épuré. Il laissera des traces intemporelles dans cette fin de XXe siècle où la confusion le dispute à la profusion et l'éphémère à l'intemporel.»
Lise Cormery, Docteur Université Paris Diderot, Fondatrice du Symposium Art & @rt à

« Un Paris à l'œil nippon » Pierre Granville, 1994
« Kojiro s'installe un peu partout en voyeur de Paris, curieux de vues générales où les monuments les plus fastes dressent leurs coupoles, leurs tours. A contrario, il nous livre un coin de rue aussi étroit que modeste. C'est ainsi qu'en spectateur nous survolons le dôme des Invalides, la flèche et les tours de Notre-Dame. Quand nous passons d'une toile à l'autre c'est un coin sordide, une rue de Lappe, encore qu'il nous fait découvrir la petite synagogue du XVe arrondissement, cernée par des immeubles anonymes. Kojiro nous transmet ses vues - plus sèches que des impressions - par le moyen de l'huile sur de grandes toiles ou celui de l'aquarelle qui prime dans l'exécution.
Une intéressante tentative d'une main heureuse nous fait voir tel site sur deux gammes qui s'opposent : nous le voyons traité dans une dominante d'un rouge flamboyant ou dans la candeur d'un blanc plus accueillant.
Ainsi côte à côte, Paris est rouge de flammes, de l'autre il nous est livré dans un réseau fait presque de dentelle blanche et c'est le jour.
Voyez « La Tour Eiffel », et son voisinage d'immeubles sans nom, et la main du spectateur est tentée de passer les doigts à travers cette dentelle !
Kojiro a aussi pris le risque d'introduire dans ses peintures des nus féminins à la chair plantureuse, où la rose des seins donne presque l'illusion de phares immobiles. »
Pierre Granville, 1994, Conservateur du Musée de Dijon.
Texte pour Solo Show AKAGI Galerie Lise Cormery, Paris 1994

« La Magie d'AKAGI La Magie de PARIS », Lise Cormery, 1990
« AKAGI est un magicien. D'un coup de "pinceau magique", il immortalise ou transforme Paris et ses Parisiennes.
Parisiennes de Fer, Parisiennes de Pierre, Parisiennes de Chair...
Parisiennes de Fer. Sa Tour Eiffel somptueusement dentelée, toute de blanc vêtue ou au contraire "nature", se dressant au-dessus de Paris, bien plantée sur ses quatre pieds, inévitable, majestueuse, lumineuse.
Parisienne de Pierre. Multiples statues, places, monuments de Paris... monumentales comme l'œuvre d'AKAGI, qui, pendant 30 ans de vie a exploré, fouillé à la loupe, à la jumelle, tel un anthropologue, la cité. Vivant d'un mois à un mois et demi sur chaque site, de façon à mieux transcrire la réalité, peignant jusqu'à la perfection, ce moment de la ville de pierre où nul habitant ne se perd.
Le choix des endroits n'est pas seulement un parti pris esthétique, mais aussi sociologique et historique. Chaque lieu faisant l'objet d'une étude spécifique et approfondie. Beaucoup de Parisiens peuvent ainsi apprendre sur leur passé, leur présent, et un certain devenir. Ce fut mon cas grâce au livre Mon Paris I et Mon Paris II des éditions Ko-dan Sha.
AKAGI, le plus souvent, date à la fin de chaque investigation, de chaque gestation, le moment où la recherche se termine. Ainsi, L'Opéra. Place de la Bastille. 25.01.1989... L'enfant, la toile chérie est effectivement venue au monde ce jour précis.
Cette fouille se fait en plusieurs phases. La première, baptisée "nature", fondamentale, est celle du terrain, où l'artiste transpose trait pour trait le modèle à l'encre de Chine et à l'aquarelle... Pour beaucoup, cette œuvre splendide serait satisfaisante, ce qui fait souvent dire à certains amateurs non éclairés que ce qu'il fait est le fruit d'une lignée : Buffet, Oguiss, ... que sais-je encore ! Non, cette vision est superficielle et inexacte, car Akagi va plus loin, en déclinant ses œuvres en huile sur toile, telle La Rue François Ier, qui se transforme comme par magie, vision irréelle, spatiale, sacrée de Paris qui, alors ne nous appartient plus. Vision surréaliste, Notre-Dame de Paris, déclinée en rouge.
Rouge, lié à des souvenirs d'enfance heureux par le verbe de la mère ou le vêtement du grand-père, rouge, comme son nom qui traduit en japonais signifie "arbre rouge". Mais aussi rouge sang, comme celui qui coule dans nos veines et fait peur lorsqu'il jaillit.
Les œuvres d'AKAGI, qu'elles soient "natures", "rouges" ou "blanches" ont toutes en commun ce trait qui délimite, souligne et aussi enferme...
Paris enfermé, Parisiennes nues enfermées dans leurs enveloppes, animaux enfermés dans leur cage, seuls, terriblement seuls, uniques, merveilleusement uniques.
Parisiennes de chair. AKAGI, le philosophe et le sage, cherche à aller au-delà des apparences. Apparences que la couleur transforme. Enveloppe dont la couleur trompe sur ce que nous sommes profondément. Ses Parisiennes ne sont qu'une enveloppe très finement tracée sur fond blanc, seul le sexe, un visage sans concession sont dessinés. Et l'œuvre est telle, que le modèle devient hyperréaliste, terriblement présent sur ces blancs, si détaché du monde et des choses. Modèle face au peintre, qui fidèlement leur donne vie. Modèles face à leur destinée, comme cet autoportrait où AKAGI se peint face à face avec un pantin. Pantin, que nous sommes tous, menés au gré du vent, au gré du temps par les événements, un jour nature, un jour rouge sang, un jour blanc pur.
Lise Cormery, Paris, Mars 1990
Publié dans le magazine japonais Paris Dayori en français et en japonais.
Inauguration par Bernard de Montgolfier, Conservateur en Chef Carnavalet Museum Paris, Directeurs de Mitsukoshi et Daimaru.

Exposition permanente et Solo Shows de Kojiro AKAGI "Paris je t'aime", Galerie Lise Cormery, Groupe Art & Com de 1988 A 2007.

Livres de référence sur l'oeuvre de Kojiro AKAGI
1979. Mon Paris. Éditeur Kodan-Sha. Tokyo, anglais, japonais.
1983. Parallèles, Éditions Tokyo, en français, anglais, japonais
1986. Mon Paris II, Éditions Kodan Sha, Tokyo, anglais, japonais.
1989. Kojiro Akagi, 25 ans à Paris, Éditions Arts Guild. Monaco, français
1992. Le Paris d'Akagi. Éditions Ueno Royal Musem, Tokyo, japonais, anglais.
1994. Paris au jour le jour, Éditions Dohosha Publishing, Kyoto, japonais.
1995. Paris au jour le jour, Éditions Martelle, en français.
1997. Quand j'étais journaliste de mode, Éditions Kindabungei-sha, Tokyo, japonais
1998. De Paris 1993-1997, Éditions Quotidien Sanyo. Okayama, en ja-ponais
2000 Catalogue Raisonné n°1, Estampes de 1974 à 1999, Français, anglais, japonais, Lise Cormery et Kojiro AKAGI, Français Anglais Japonais.
2003 Le Paris d’Akagi Paris au début du 21ème siècle. Pour Musée de Notre Dame 2004
2004 Catalogue Raisonné n° 2 Les Tableaux de Paris de 1969 à 2004, Lise Cormery et Kojiro AKAGI, Français Anglais Japonais.
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Adresse

    Détails

  • 6, rue de Lanneau
    75005, PARIS
    Galerie Lise CORMERY GROUPE ART ET COMMUNICATION
    France
    0681779362

Kojiro Akagi, 1999 Nu Jaune Nina Ricci Paris Yellow Nude, Peinture

Kojiro Akagi

1999 Nu Jaune Nina Ricci Paris Yellow Nude, 1999
116 x 89 x 1 cm
Peinture

29 500 €

Kojiro Akagi, 1974 Les toits  de Paris Roofs, Peinture

Kojiro Akagi

1974 Les toits de Paris Roofs, 1974
35 x 38 x 1 cm
Peinture

14 500 €

Kojiro Akagi, 1985 Bruxelles Rue de Rollebeck A l'étrille du Vieux Bruxelles, Peinture

Kojiro Akagi

1985 Bruxelles Rue de Rollebeck A l'étrille du Vieux Bruxelles, 1985
24 x 20 x 0.5 cm
Peinture

9 500 €

Kojiro Akagi, 1996 Paris, rue de Lanneau, Peinture

Kojiro Akagi

1996 Paris, rue de Lanneau, 1996
46 x 38 cm
Peinture

9 500 €

Kojiro Akagi, 1994 Paris Hôtel de l'Abbé Jean Brunet Rue d'Ecosse et de Lanneau, Peinture

Kojiro Akagi

1994 Paris Hôtel de l'Abbé Jean Brunet Rue d'Ecosse et de Lanneau, 1994
46 x 38 cm
Peinture

9 500 €

Kojiro Akagi, 1999 Paris Rue de Lanneau Quartier Latin, Edition

Kojiro Akagi

1999 Paris Rue de Lanneau Quartier Latin, 1999
65 x 48 cm
Edition

950 €

Kojiro Akagi, 2004 Paris Rue du Grenier sur l'eau, Peinture

Kojiro Akagi

2004 Paris Rue du Grenier sur l'eau, 2004
46 x 27 cm
Peinture

7 500 €

Kojiro Akagi, 2004 Paris Tour Eiffel, Peinture

Kojiro Akagi

2004 Paris Tour Eiffel, 2004
41 x 33 cm
Peinture

9 500 €

Kojiro Akagi, 1985 Paris Rue de Lappe, Edition

Kojiro Akagi

1985 Paris Rue de Lappe, 1985
57 x 48 cm
Edition

950 €

Kojiro Akagi, 1985 Montmartre Rue du Chevalier de La Barre, Edition

Kojiro Akagi

1985 Montmartre Rue du Chevalier de La Barre, 1985
64.5 x 49 cm
Edition

950 €

Kojiro Akagi, 1985 Paris Rue Saint Dominique, Edition

Kojiro Akagi

1985 Paris Rue Saint Dominique, 1985
38 x 45.3 cm
Edition

895 € 761 €

Kojiro Akagi, 1990 Paris Au coin de la Rue Valette Quartier Latin, Edition

Kojiro Akagi

1990 Paris Au coin de la Rue Valette Quartier Latin, 1990
28 x 18 cm
Edition

1 250 €

  • Expositions à PARIS