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GALERIE LISE CORMERY

GALERIE LISE CORMERY

PARIS - France

MICHAELIS Les Parisiens

PARIS 15 octobre 2021 au 14 février 2022

Présentation
"La galerie de Lise Cormery à Paris expose dix-neuf « Portraits de Parisiens » par Michaelis qui vont de sa première exposition phare de 1958 à 1981. Sa première exposition de 1958 à Paris avait suscité les critiques favorables et dithyrambiques de la presse et de la Critique d'Art parisienne qui saluaient la qualité de sa peinture, tant son œuvre était percutante et l’artiste désarmant. Il était pourtant le petit-fils d’un chancelier germanique, ce qui n’était pas favorable dans cette époque troublée d’Après-Guerre, dans un Paris encore meurtri par le conflit. L’année 1958, « ARTS » dit de Michaelis qu’il est « fasciné par l'isolement des êtres dans les foules ». « Le Monde » souligne que son « humour ne perd pas ses droits ». Le journal « Combat », aux signatures prestigieuses, Camus, Aron, Gide, le photographie au milieu de ses peintures au sol dont « La Parisienne aux faux cils » et qualifie ainsi l’esprit de son oeuvre « un rêve parfois amer, parfois caricatural et plein de tendresse. » Pour « Hors-Côte », « Michaelis observe l'humanité d'un œil acerbe, le monde où l'on s'amuse ».

Le portrait de 1958, « La Parisienne aux faux cils », pris en photo comme Michaelis trône au milieu de ses peintures, est une de celles où, selon le journal « Combat », Michaelis utilise « toutes les ressources de l'affiche de Bonnard ou de Lautrec, il fait saillir au premier plan des visages ambigus noyés dans d'immenses espaces terreux ». Il en est de même pour « L'espion », à la tête hirsute perdue dans un grand espace brunâtre, sans doute un autoportrait de l’artiste, qui observe et espionne, et comme ajoute le critique d’art de « Combat », est « une peinture de mœurs et de société, même si le monde est dérisoire… ».

Quant à « L'autobus à Paris » il préfigure le Street Art de nos jours, peint, comme le faisait Toulouse-Lautrec sur des supports pauvres, tout comme le magnifique et grand portrait énigmatique de Michaelis entre abstraction et figuration, « Parent Enfant », peint en 1959 sur une toile primitive marouflée sur un bois brut de fortune qui lui confère un aspect nostalgique et presque mythique.

Sa série de peintures des années 60 s’avère toujours incisive, avec ses peintures de parisiennes toujours subtiles et quelque peu caricaturales, il croque les coquettes, les mondaines. « Les confidences des Parisiennes » de 1962 est mobile, comme sur un magnifique fond vert une exquise silhouette vue de dos se déhanche, et où des bouches pulpeuses au rouge baiser, au premier plan, nous invite aux confidences au creux de l’oreille, aux jeux de pouvoir des élégantes, mais que l’on devine si chipies.

Quant à la « Chanteuse de l’Opéra de Paris » et « La Pianiste de l’Opéra de Paris », leur composition de 1964 nous invite à l’élan de la musique.
Pour son œuvre de 1963 « Le baiser » ou « Les amoureux de la Tour Eiffel, dans la nuit », son traitement est unique et le titre est un indice pour que l’œil de l’amateur d’art puisse comprendre ce qui se joue dans cette peinture.

Avec « L’homme à la casquette verte » peint en 1966, sa composition innovatrice préfigure l’art vivant du XXIe siècle, elle nécessite aussi un double regard pour saisir ce portrait, traité comme une abstraction. Il en est de même pour « L’homme à la cape noire dans la foule » de 1966.

Quant à « La concierge à sa fenêtre » de 1966, Michaelis, non sans humour, nous renvoie à ces harpies qui espionnaient tout un chacun dans les immeubles parisiens populaires, les reines des commérages d’alors, nul ne pouvait échapper à leurs fourches caudines et gare à celui qui ne pouvait pas payer son loyer.
Son portrait d’un jeune couple dans « Paris Dancing » de 1967 est une huile sur toile presque naïve, tout en respectant son style et « La promenade, Walking » de 1968, demeure dans l’esprit de ses séries « Paris Orange », « Paris Nuit », « Paris blanc ». Mais elles tranchent résolument avec « La religieuse » peinte en 1969. Peinture aujourd’hui quelque peu incongrue de ces passantes à la silhouette pourtant familières alors de ces religieuses en habit que l’on pouvait voir déambuler librement dans les rues de Paris des années soixante, mais qui ne l’est plus. Dans un pays désormais résolument idéologiquement anticlérical, les prêtres et religieuses, par peur des regards désapprobateurs doivent se fondre dans la masse des bleus de travail uniformes en denim très onéreux et énergivores de « Big Brother ».

Dans les années 70 Michaelis continue son observation et ses portraits de Parisiens, on y constate encore un changement encore plus radical des mœurs vestimentaires avec des groupes bigarrés très contemporains du Street Art d’aujourd’hui, « Foule à Paris et sa Banlieue » de 1975, ou « Parisiens sur fond vert », de 1978, peints sur un papier vert qui lui sert à la fois de support et de fond.

Mais néanmoins il tient toujours à peindre ses jolies Parisiennes, ces « Madame Tout le Monde » qui faisaient l’admiration d’antan, et qui pourtant, timidement, rivalisent encore d’élégance, même faute de moyens et c’est en 1974 « Parisienne à la toque», 1980 « Parisienne à la fenêtre», 1981 « L’élégante au marché », même si s’amorce bientôt la fin, et la dictature du politiquement correct uniforme qui coûte cher aux pauvres qui s’en abreuvent pourtant en enrichissant des multinationales au nom de « La marque » nouvelle dictature sociétale éphémère du moment."

Lise Cormery « L’art de l’Ecole de Paris d’Après-Guerre » Editions Michelangelo, Paris.
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