La leçon de peinture en famille., Circa 1900
Eugène Lepoittevin  

Peinture : huile · 48 x 63 x 7 cm 18.9 x 24.8 x 2.8 inch · Prête à accrocher

5 400 € 5 400 €

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Technique et Support

Dimensions ( cminch )

48 x 63 x 7 cm 18.9 x 24.8 x 2.8 inch Hauteur x Largeur x Profondeur

Dimensions de l'œuvre encadrée

64 x 75 x 8 cm 25.2 x 29.5 x 3.1 inch

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Description

Retouches mineures sous lumière UV (visibles sur les photos). Légère fissure invisible dans la toile (réparable). Cadre victorien d'origine.

Eugène Modeste Edmond Poittevin naquit à Paris en 1806, au 8 rue de Ventadour, dans la maison familiale. Son père, Nicolas Jean Baptiste Modeste Poittevin, originaire de Rouen, était ébéniste, puis chef ébéniste au château de Versailles, où la famille s'installa. Élève moyen mais artiste dans l'âme, Eugène devint l'élève d'un peintre local nommé Ledoux. À quinze ans, pour prouver sa vocation artistique contre la volonté de son père, il réalisa une copie du tableau « Le Sac de la Ville » de Nicolas Antoine Taunay, exposé au château de Versailles. Cette copie fit sensation à Versailles, ce qui incita la duchesse de Berry à lui octroyer une pension de 500 francs, prélevée sur les fonds du roi Louis XVIII. Il fréquenta brièvement l'atelier de Xavier Leprince, dont la carrière fut courte, avec seulement une vingtaine de tableaux exposés aux Salons de 1819, 1822 et 1824. Poittevin emprunta néanmoins à Leprince le goût pour les scènes anecdotiques et pittoresques. Sous l'influence de Leprince, Eugène voyagea en Normandie, en Bretagne, dans les Landes, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre (Londres).

En 1826, après la mort de Leprince, Poittevin fut admis à l'École des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Louis Hersent, qui avait également formé Karl Girardet et Augustin Pajou. Il tenta sans succès à deux reprises de remporter le Grand Prix de Rome.

Après la mort de Leprince, il reprit son atelier et exposa trois œuvres au Salon sous le nom de Potdevin, rencontrant le succès.

Son père changea son nom en Le Poittevin et fut nommé au château des Rohan, près de Strasbourg. En 1829, Eugène Le Poittevin remporta le deuxième prix du Grand Prix de Rome, étant jugé trop jeune pour prétendre au premier prix. Son professeur Hersent l'encouragea à peindre d'après nature. Il exposa avec succès aux Salons de 1831 jusqu'à sa mort en 1870.

Premières expositions de salon

Suite au décès prématuré de Leprince en décembre 1826, Poittevin acheva l'une des compositions majeures qu'il avait prévues pour le Salon de 1827 : une vue de son atelier, commencée l'année précédente. Il termina ce tableau en exécutant 11 des 36 portraits qui le composent. L'œuvre fut présentée au Salon de 1827 sous le titre « Intérieur de l'atelier de feu Leprince », Poittevin étant alors identifié comme Eugène Potdevin. Ce fut la première participation de Poittevin au Salon. Il y présenta également trois autres œuvres : « Des Moissonneurs » (acquise par la duchesse de Berry pour sa galerie), « Une porte de ferme » et « Vue prise entre Saint-Germain et Versailles ». Cette dernière fut achetée par le collectionneur Du Sommerard, qui acquit également « Intérieur de l'atelier de feu Leprince » achevé par Poittevin.

Sa deuxième exposition au Salon de 1831 marque une avancée significative. Il présente neuf tableaux, cette fois sous le nom de Lepoittevin, représentant des paysages pittoresques peuplés de personnages, des vues climatiques, des motifs ruraux et des scènes marines. De nombreux titres révèlent les lieux précis représentés, comme « Moulin anglais situé sur le bord de la mer », « Intérieur de cour, pris en Normandie » ou « Un sloop échoué, vue prise sur les côtes d'Angleterre, à la marée basse ». Sa peinture marine "Vue prise aux Bords de la Tamise" lui vaut une médaille de seconde classe. Il continue de briller dans les Salons suivants, recevant des mentions honorables en 1833 et 1834, et une médaille de première classe en 1836 pour une autre marine, les « Pêcheurs normands ».

À partir de 1836, il commence à exposer au Salon de Bruxelles ; cette année-là, il présente trois œuvres : "Sauvetage de débris", "Scène de pêcheurs normands, à marée basse" et "Défense d'une cote". Il a reçu une médaille d'argent à ce Salon Cette reconnaissance l'amena à se concentrer davantage sur la Belgique, comme en témoigne le Salon de Bruges de 1837, où il était mentionné comme résidant à Bruxelles. Il est intéressant de noter qu'il apparaît également dans la presse française comme membre de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.

En France, la reconnaissance officielle fut rapide ; elle atteignit son apogée au Salon de 1843 lorsqu'il reçut la Légion d'honneur à l'âge de 37 ans.

Caricatures de 1830

Il réalisa des planches lithographiques pour le journal « La Caricature » de Charles Philipon et lança la mode des caricatures lithographiques, comme « Le Diable fecit » et « Diabolico Foutromanie » (un recueil de 12 planches), qui présentaient des scènes humoristiques et souvent grivoises. Ces œuvres furent rapidement censurées et condamnées à la destruction en 1845 pour atteinte aux bonnes mœurs.

Commandes pour Versailles

En 1834, le gouvernement Louis-Philippe lui commande la création du « Combat de Wertingen du 8 octobre 1805 » pour le musée historique de Versailles, suivi de la « Bataille navale remportée devant l'île d'Embro, 1346 » en 1835. Son œuvre « L'Attaque des ours blancs » est achetée par l'État et exposée au Musée du Luxembourg. Après un voyage en Algérie en 1840, il revient malade mais expose des œuvres comme "Gueux de mer" et "Soleil couchant" au Salon de Rouen. Il reçut d'autres commandes pour le musée historique de Versailles, notamment "La Prise de Baruth le 17 mai 1109" et "Déjeuner offert à la reine Victoria sous la tente au mont d'Orléans".

Succès en Prusse et en Belgique

Il voyagea et exposa régulièrement à Berlin à partir de 1839, puis en Belgique. Dès 1841, il exposait à Leipzig et à Dresde. Il fut soutenu par le marchand d'art prussien Louis Sachse, pionnier du marché de l'art. Ses cours attirèrent de nombreux étudiants allemands à Paris, et il devint membre des académies d'Anvers et de Berlin.

Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur à Paris en 1843 et chevalier de l'ordre de Léopold à Bruxelles en 1845. Il épousa Stéphanie Maillard en 1846, avec laquelle il eut une fille, Eugénie. Le changement de nom en Le Poittevin fut alors officialisé. Sa seconde fille, Marie, naquit en 1847. En 1848, il faisait partie d'un comité chargé d'organiser et de défendre les intérêts de l'art et des artistes.

En 1849, il fut nommé peintre officiel de la Marine.

Scènes de genre

Son épouse décéda en 1851 et il fit construire à Étretat une villa, La Chaufferette, ainsi qu'un atelier en bord de mer où il séjournait fréquemment. Les thèmes de la mer, des pêcheurs et de leurs familles, avec lesquelles il noua des liens d'amitié, devinrent centraux dans son œuvre. Il peignit des scènes de baignade et exposa des œuvres telles que « Les Bains de Mer à Étretat ». À l'Exposition universelle de 1867 à Paris, il présenta « Bains de Mer, plage d'Étretat », qui fut acquis par Napoléon III pour le palais de l'Élysée. Son tableau « Naufrage dans les mers polaires » fut présenté à l'Exposition maritime de 1869 au Havre.

Cette même année, il prête son atelier d'Étretat à Gustave Courbet qui y peint sa célèbre "Falaise d'aval après la pluie" et la série "La Vague".

Parallèlement, Poittevin, connu pour son humour, créa des œuvres fantaisistes comme « Cendrillons » et « Petit Chaperon rouge », qui caricaturaient des amis de l'artiste regardant une Normande se baigner.

En 1870, malgré une grave maladie, il présenta son dernier tableau au Salon, « Vue des environs d'Étretat pendant la saison des bains ». Il mourut chez sa fille Eugénie le 6 août 1870. Sa seconde épouse, Adèle Pironin, qu'il avait épousée en 1861, décéda en 1872.

La collection provenant de l'atelier de Poittevin, qui comprenait 144 tableaux et des milliers de dessins, fut vendue aux enchères chez Drouot à Paris du 9 au 12 avril 1872.

Style

Ses scènes de genre étaient inspirées par Eugène Isabey, qui l'initia à Étretat, et par la peinture hollandaise, qu'il étudia lors d'un séjour aux Pays-Bas. Il collabora régulièrement avec des amis comme Hippolyte Bellangé et Émile-Henri Brunner-Lacoste.

Son goût pour le réalisme le rattachait à la jeune école des années 1830, tout en restant fidèle au style romantique de ses premières années comme peintre d'histoire pour Versailles, proche de Léon Cogniet.

Le critique Charles-Paul Landon décrivait Poittevin comme un peintre inégal, doté d'un grand talent, dont les œuvres exposées au Salon étaient d'une qualité très variable, et lui conseillait la prudence. En 1839, le « Journal des artistes » soulignait la facilité avec laquelle Poittevin disposait de son talent, qu'il exploitait souvent à outrance, présentant chaque année de douze à quinze tableaux au Salon. Au Salon de 1848, son œuvre « David Teniers conduisant Don Juan d'Autriche » fut vivement critiquée par Louis Van Roy, qui lui reprochait son dessin et ses couleurs jugées artificielles, malgré la reconnaissance de son élégance et de son raffinement.

L'Hôtel Blanquet à Étretat

Précurseur, aux côtés d'Eugène Isabey, des nombreux paysagistes qui fréquentèrent Étretat au XIXe siècle, Eugène Lepoittevin est également l'auteur de la célèbre enseigne peinte en 1842 qui ornait la façade de l'Hôtel Blanquet, où séjournèrent des artistes, dont Claude Monet. Cette enseigne est conservée au Musée de l'Art nouveau de Saint-Louis.

Musée des Pêcheries à Fécamp.

Un tableau redécouvert

« Les Bains de Mer, Plage d'Étretat », peint en 1864 et acquis par Napoléon III pour sa collection personnelle, était considéré comme perdu depuis la chute de l'empereur en 1870. Il a refait surface 150 ans plus tard chez Sotheby's Paris le 3 décembre 2020, où il a atteint le prix record de 226 800 € pour l'artiste.

Paysage

Scène de vie

Famille

marron

rose

Eugène Lepoittevin, La leçon de peinture en famille.
France  • 1806  - 1870

Présentation

Nommé peintre officiel de la marine en 1849
Peintre paysagiste ,dessinateur,aquarelliste
il a surtout représenté la vie des pécheurs sur les cotes de la manche.

Né Eugène Modeste Edmond Poidevin, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Louis Hersent et de Xavier Leprince, auquel il emprunta son goût pour les scènes anecdotiques.
 Il échoue au concours du grand prix de Rome, mais obtient un second prix en 1829
. Il expose avec succès aux Salons de 1831 jusqu'à sa mort, en 1870.
Il fournit des planches au journal de Charles Philipon.Eugène
Lepoittevin a lancé la mode des , recueils caricaturaux, comme ou (recueil de 12 planches),
 

Son œuvre est doublement inspirée par celle d'Eugène Isabey, qui lui fait découvrir Étretat, et par la peinture hollandaise, qu'il a étudiée lors d'un séjour aux Pays-Bas. Son goût pour le réalisme le rattache à la jeune école de 1830, tout en restant fidèle à la manière romantique de ses débuts. Lepoittevin possède une villa à Étretat baptisée où il accueillit Gustave Courbet en 1869.
Eugène Modeste Edmond Poidevin est né à Paris, dans le 1er arrondissement, au 8 rue de Ventadour au domicile parental. Son père, Nicolas Jean Baptiste Modeste Poidevin, d'origine rouennaise, est ébéniste et aide garde-meuble tapissier, puis chef ébéniste au château de Versailles, Versailles où la famille s'installe. Élève médiocre et artiste dans l'âme, Eugène Le Poittevin devient l'élève d'un peintre local Ledoux. À 15 ans, pour prouver sa vocation à son père qui s'y oppose, il réalise la copie au château de Versailles du tableau de Nicolas Antoine Taunay. La copie fait sensation dans la ville de Versailles, la duchesse de Berry octroie au jeune homme une pension de 500 francs sur la cassette du roi Louis XVIII. Il fréquente peu de temps l'atelier de Xavier Leprince ; ce dernier eut une carrière courte puisque le public ne vit de l'artiste qu'une vingtaine de peintures qu'il présenta lors des Salons de 1819, de 1822 et de 1824. Le Poittevin lui aurait néanmoins emprunté son goût pour les scènes anecdotiques et pittoresques. Sous l'influence de Leprince, Eugène Le Poittevin voyage en Normandie, Bretagne, Landes, Italie, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Angleterre.

en 1826, alors que Xavier Leprince meurt, Le Poittevin parvient à être admis à l'École des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Louis Hersent chez qui se formèrent aussi Karl Girardet et Augustin Pajou. Par deux fois, il s'essaie sans succès au concours du Grand Prix de Rome.Il s'installe dans l'atelier de son maître Leprince après le décès de celui-ci et participe au Salon avec trois œuvres sous le nom de Potdevin, avec succès.Son père change de nom et se fait appeler Le Poittevin, et est nommé au château des Rohan près de Strasbourg. En 1829, Eugène Le Poittevin obtient le second prix au concours du grand prix de Rome, jugé trop jeune pour le premier prix. Son maître Hersent lui recommande le travail d'après nature. Il expose avec succès aux Salons de 1831 jusqu'à sa mort en 1870.

À la mort prématurée de Leprince en décembre 1826, Le Poittevin aurait achevé l'une des grandes compositions qu'il projetait d'exhiber au Salon de 1827 : une vue de son atelier commencée l'année passée. Le Poittevin aurait ainsi achevé ce tableau en réalisant 11 des 36 portraits présents dans cette composition. Tandis que la toile est présentée au Salon de 1827 sous le titre, le livret du Salon révèle l'implication du jeune peintre Le Poittevin désigné sous le nom d'Eugène Potdevin. Il s'agit là de la première participation de Le Poittevin au Salon. Lors de ce même Salon il présenta trois œuvres de lui : (qui fut acquis par la duchesse de Berry pour être exposé dans sa galerie), et. Ce dernier tableau fut acquis par le collectionneur Du Sommerard qui acheta aussi l' achevé par Le Poittevin.                       Catalogue de l'exposition présentée du 14 juillet.
 

En 1834, le gouvernement de Louis-Philippe lui commande pour le musée historique de Versailles le, puis en 1835 la .Son œuvre est achetée par l'État et présentée au musée du Luxembourg. En 1840, il voyage en Algérie et en revient malade. Il expose à son retour, et au salon de Rouen. Il reçoit commande pour le musée historique de Versailles de et. Sa femme meurt en 1851. À cette époque, il se fait construire une villa, à Étretat, ainsi qu'un atelier sur le front de mer où il séjourne régulièrement. Le thème de la mer, des pêcheurs et de leurs familles, avec lesquels il entretient des relations cordiales devient central dans son œuvre (, 1860, Fécamp, musée des Pêcheries). Thèmes qu'il présente au Salon et qui sont lithographiés par Jean-Pierre-Marie Jazet pour Goupil et Cie (). Il peint les scènes de bains de mer, (musée des Beaux-Arts de Troyes). À l'Exposition universelle de 1867 à Paris, il envoie son tableau, acquis par Napoléon III pour le palais de l'Élysée. Son est présenté à l'Exposition maritime du Havre en 1869.Cette même année, il prête son atelier d'Étretat à Gustave Courbet qui vient y peindre sa fameuse et sa série. En parallèle, Le Poittevin qui ne manque pas d'humour peint des Cendrillons, le Petit Chaperon rouge ou une (Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage) où sont caricaturés deux amis de l'artiste en train de regarder une normande au bain. En 1870, bien que gravement malade, il présente son dernier tableau au Salon. Il meurt chez sa fille Eugénie le 6 août 1870.Sa seconde épouse Adèle Pironin, qu'il a épousé en 1861, meurt en 1872.L'atelier de Le Poittevin, dont 144 peintures, des milliers de dessins et ses collections, est vendu à Paris à l'hôtel Drouot du 9 au 12 avril 1872.

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