Asterios Lamprou
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Asterios Lamprou

Grèce • 1962

Biographie

L'une des principales raisons qui m'ont conduit à créer cette série de peintures est une théorie esthétique, la « théorie de la réflexion ».
À mon avis, la théorie de la réflexion est la plus convaincante concernant l'art et la science, et la connaissance humaine en général. Elle soutient que la réalité se reflète sur le cerveau humain, donnant naissance à la conscience, à l'intellect, à l'art et à la science. Le problème de la vérité, scientifique ou artistique, est central dans cette théorie : le cerveau humain n'étant pas un miroir, il ne reflète pas la réalité avec exactitude. Au contraire, le reflet de la réalité est particulier, unique et toujours imparfait, incomplet et approximatif. Selon cette théorie, l'humanité, au cours de son évolution historique, s'efforce constamment d'améliorer sa perception de la réalité grâce à tous les moyens scientifiques et artistiques qu'elle invente ou développe.
Il me semble que cette approche, bien que précise, laisse une impression de dévalorisation des constructions humaines, des « reflets » : aussi extraordinaires que soient la science et l'art inventés par l'homme, ils ne sont jamais qu'approximativement vrais, ils sont incomplets, ils comportent toujours des domaines qui seront dépassés par le futur. J'ai créé cette série de peintures pour souligner la position théorique suivante : « Le reflet de la réalité, tout reflet, peut être beau, même s'il s'agit d'une réalité illusoire. Et lorsqu'il est beau, il s'apprécie par lui-même. »
J'ai choisi les reflets des bateaux dans l'eau de mer pour plusieurs raisons. Parce que j'aime la mer, je la sens couler dans mes veines. De plus, parce que la forme d'un bateau nous est si familière, à nous autres Grecs, que nous la reconnaissons sans même la regarder. Mais surtout, parce que le reflet dans l'eau est insaisissable, changeant, instable, incertain, ambigu, fluide, infini, à l'image de la pensée humaine ; ainsi, la beauté de l'un peut faire écho à la beauté de l'autre.
J'ai choisi un point de vue inhabituel, qui ne présente que le reflet et non le bateau. D'ordinaire, je ne conserve du bateau que ce qui suggère son apparence. De plus, mon point de vue est un gros plan, car ainsi tout est extrêmement variable et fugace, presque impossible à appréhender. Tout : la forme, la lumière, la couleur. Et elles semblent à la fois familières et étranges, car elles changent à chaque instant, sans jamais se reproduire à l'identique. Dans cette perspective rapprochée, le reflet, l'« ombre », se révèle plus beau que l'objet lui-même, précisément grâce à son incroyable variabilité et à sa fluidité.
J'étais tenu d'utiliser toutes les techniques picturales qui m'étaient imposées. Néanmoins, je me suis efforcé de ne pas faire de mes tableaux une démonstration de virtuosité technique ni de les transformer en œuvres académiques. De plus, je crois que la froideur de l'académisme résulte de sa volonté de saisir l'immuable, l'émoussé, le certain et le fixe, c'est-à-dire de motivations diamétralement opposées aux miennes.
Je n'ai évidemment pas conçu mon travail comme un simple exposé théorique. Je ne le pouvais pas. Les couleurs produites par les reflets sont si extraordinaires, la texture de l'eau en mouvement si soyeuse, les explosions de lumière si soudaines et éblouissantes, que chaque tableau me faisait oublier toute contemplation théorique et morne, bien que ce fût là ma motivation et ma raison d'être initiales.
Asterios Lamprou
Artiste plasticien
Docteur en esthétique

Prix et distinctions :

Il a publié les ouvrages suivants :
« Cercles colorés » Roman, Athènes 2000, éd. Syghroni Epohi.
"Au poing de Superman" Etude sur l'esthétique du super héros, Athènes 2003, éd. Syghroni Epohi.
Le troisième ouvrage, intitulé « Cinq fois zéro », recueil de cinq nouvelles, a été soumis et est en cours d'évaluation.

Il a illustré trois livres pour enfants :
Commémoratif du carnaval de Patras, « Les Aventures du Petit Prince », Patras 2004, éd. Papier Hier.
Elizabeth Kapageridou « Contes de fées que ma mère m'a racontés », Patras 2010, éd. Peri Tehnon.
Elizabeth Kapageridou, « Le prince des eaux » Patras 2015, éd. Achaikes Ekdoseis.

Expositions :

1998 – Salle Polyedro, Patras, choix de la Fondation Topali. Grèce
2004 - Salle Hansen, ancien hôpital municipal de Patras, Grèce.
2005 - Galerie « Aenaon », Athènes, Grèce.
2008 - Espace artistique «Catamaran», Patras, Grèce.
2015 – Hôtel Corfou Impérial, Corfou, Grèce.
2016 – 70+1, Exposition des Beaux-Arts, Chambre des Beaux-Arts de Grèce, Agora Argyri, Patras, Grèce.
2016 - Thivoli Art Space, Melos, Grèce.
Depuis 2012, il possède un atelier privé et une salle d'exposition à Patras, en Grèce.

Expérience professionnelle/pédagogique :

Il a étudié les Beaux-Arts à New York (1979 - Queens College, 1980 - NYIT, 1981 - Parsons School of Design). Il a interrompu ses études en 1982 et les a reprises en 1983 à l'Académie des Beaux-Arts de Naples, en Italie, où il a obtenu son diplôme avec mention en 1987.
Il a élaboré sa thèse de doctorat en esthétique à l'Université nationale d'Athènes et a été nommé docteur en 1996 avec mention.
20 ans d'enseignement secondaire en Grèce

Étiquettes :

bateau, mer, bleu, Grèce, reflet, eau

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Peinture, French, Painting, Oil on Canvas, Asterios Lamprou

Asterios Lamprou

Peinture . 110 x 89.9 x 2 cm Peinture . 43.3 x 35.4 x 0.8 inch

3 105 €

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