Déconstruire n°1, 2023
Dessin : encre de Chine · 26.5 x 29.5 x 1 cm 10.4 x 11.6 x 0.4 inch · Prête à accrocher
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Avis vérifiés : 9.6/10
À propos de l'œuvre
Type
Dessin : Œuvre unique
État
Œuvre vendue en parfait état, encadrée, prête à accrocher
Authentification
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Facture de la galerie
Signature
Oeuvre signée à la main
Technique et Support
encre de Chine sur papier
Dimensions ( cm • inch )
26.5 x 29.5 x 1 cm 10.4 x 11.6 x 0.4 inch Hauteur x Largeur x Profondeur
Dimensions de l'œuvre encadrée
34.5 x 38.5 x 1.5 cm 13.6 x 15.2 x 0.6 inch
Vendue par
Galerie d'art
Références
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Description
Racines croisées : mémoires coloniales et résilience végétale.
Ludovic Nino aborde la mémoire comme un réseau de récits entrelacés, où les paysages deviennent les dépositaires silencieux d'histoires coloniales et de résistances culturelles.
Série Bois de Vincennes.
Dans cette série, Ludovic Nino revient sur la mémoire de l'exposition coloniale qui s'est tenue à Paris en 1907. Son travail à l'encre représente un pavillon datant de cette exposition qui subsiste dans le Bois de Vincennes.
En représentant ces arbres qui étouffent et préservent à la fois les vestiges du passé, Nino souligne la manière dont la mémoire collective s'enracine dans les paysages, les transformant en témoins muets mais persistants des luttes et des adaptations culturelles. Chez Nino, la mémoire n'est pas un simple héritage : elle est un processus vivant, où le passé et le présent se confrontent et se réinventent sans cesse.
Présentation
Ludovic Nino est un artiste contemporain né en 1990 à Paris. Issu d'une famille originaire de la campagne de Saint-Marie en Martinique, il grandit entre la métropole et les récits créoles transmis par son père, ce qui nourrit profondément son univers artistique. Formé aux Beaux-Arts de Paris, il est lauréat du troisième prix de dessin contemporain du Cabinet des amateurs de dessin des Beaux-Arts de Paris en 2019.
Son travail explore les vestiges du colonialisme, les questions de mémoire, de résistance et de métissage culturel dans des compositions où se mêlent matières minérales et paysages végétaux, révélant les strates historiques et les tensions entre nature et construction humaine. Ludovic Nino s'intéresse particulièrement aux friches, aux ruines et aux espaces en marge, qu'il considère comme des lieux de lutte et de réappropriation par la nature et les cultures marginalisées. Ses œuvres, souvent réalisées à l'encre ou à la peinture, évoquent des paysages chargés d'histoire, où se croisent les héritages antillais, japonais et taïwanais.
En 2023, il participe à une résidence artistique à Kaohsiung (Taïwan), au Kio-A-Thau Art Village, où il développe une série d'œuvres inspirées par les paysages taïwanais, les ruines coloniales japonaises, et la végétation locale, notamment le banian et le flamboyant. Cette résidence lui permet d'approfondir sa réflexion sur les cycles de construction et de destruction, ainsi que sur la résilience des cultures face à l'histoire coloniale. Ses créations récentes, comme la série « Présence » (2024-2025), illustrent cette confrontation entre l'architecture abandonnée et la nature envahissante, symbolisant la métamorphose des identités et des territoires.
Ludovic Nino a exposé son travail dans plusieurs expositions collectives et personnelles, en France et à l'étranger, notamment au Salon de Montrouge en 2025, à la Fondation Clément en Martinique, et lors de la résidence Kio-A-Thau à Taïwan.
Son approche artistique, à la fois poétique et politique, interroge les traces du passé et les possibles réinventions des espaces et des mémoires.
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