One Letter Burner / The R, 2025
Peinture : peinture aérosol, acrylique, Posca · 100 x 100 x 2 cm 39.4 x 39.4 x 0.8 inch · Prête à accrocher
Parmi nos dernières œuvres de l'artiste
Livraison et expédition
Expédiée depuis : Suisse
Livraison vers : Allemagne , 131 €
Délai estimé : Une à deux semaines
Retour gratuit pendant 14 jours, remboursement intégral
Authenticité garantie
Vendue avec certificat d'authenticité de l'artiste
Facture de la galerie En savoir plus
Paiement sécurisé • CB, Amex, PayPal...
- Cartes bancaires (Carte Bleue, Visa, MasterCard)
- American Express
- PayPal
- Virement bancaire
- Carte cadeau
- Apple Pay / Google Pay
Tous les paiements sont sécurisés par une validation 3D Secure pour garantir la protection de vos informations confidentielles.
Avis vérifiés : 9.6/10
À propos de l'œuvre
Type
Peinture : Œuvre unique
État
Œuvre vendue en parfait état, non encadrée, prête à accrocher
avec châssis
Authentification
Vendue avec certificat d'authenticité de l'artiste
Facture de la galerie
Signature
Oeuvre signée à la main
Technique et Support
peinture aérosol , acrylique , Posca sur toile
Dimensions ( cm • inch )
100 x 100 x 2 cm 39.4 x 39.4 x 0.8 inch Hauteur x Largeur x Profondeur
Vendue par
Galerie d'art
Galerie d'art professionnelle • Suisse
Références
Vendeur certifié depuis 2020
Remises
Ce vendeur vous propose des promotions en cas d’achats multiples.
Description
Acrylique spray et marqueur / 100 × 100 cm / Vernis satiné / Toile
L'œuvre ONE LETTER BURNER / THE R est une démonstration formelle concentrée, une épreuve de virtuosité que le milieu du graffiti nomme «burner» : une pièce dont la densité stylistique, la maîtrise chromatique et la complexité technique excèdent toute production ordinaire. L'originalité de cette toile est de concentrer toute cette énergie sur une lettre unique — le R, initiale de «Rey» — plutôt que sur le mot ou le nom entier.
L'artiste exprime lui-même le projet avec une économie de mots qui dit tout :
Ce que Rey One décrit n'est pas un simple exercice de style : c'est la grammaire complète du graffiti new-yorkais concentrée dans un unique signe alphabétique. Le wild style est la forme la plus élaborée et la plus difficile du graffiti writing : les lettres y sont intrication de connections, d'éléments décoratifs (arrows, barbs, slices, isms), de prolongements tridimensionnels qui brouillent intentionnellement la lisibilité au profit de l'impact visuel. Faire un burner wild style sur une seule lettre, c'est donc pousser cette logique à son paroxysme : l'espace disponible se réduit, et l'artiste doit néanmoins y déployer toute la syntaxe formelle du graffiti.
Analyse formelle
La composition repose sur une opposition structurante entre la tonalité sombre et monochrome du fond et l'explosion chromatique de la lettre. Le R y apparaît comme une architecture : il est brasé, articulé, protecteur de lui-même grâce aux «flèches protectrices» propres au vocabulaire EDK/New York. Les “slices" — incisions lumineuses dans la forme — créent une profondeur optique, tandis que la 3D volumineuse, traitée en dégradés d'ombres descend ant vers le bas, ancre la lettre dans un espace illusionniste.
Le spray est utilisé dans toute sa spécificité : l'outlin au marqueur cerne et précise, les transitions de couleurs au spray jouent sur les effets de matière propres à l'aérosol. La finition vernis satiné intègre l'œuvre dans un registre pictural, distance la toile de la simple reproduction photographique d'un graffiti mural, et lui confère le statut de pièce d'atelier.
Signification dans la pratique de l'artiste
Pour un writer de la génération de Rey One, le passage de la rue à la toile n'est pas une conversion estimée cosmopolite : c'est une traduction fidèle des mêmes codes sur un support différent. ONE LETTER BURNER / THE R illustre cette logique. L'œuvre n'emprunte rien à la peinture traditionnelle : elle est entièrement construite dans la sémantique du graffiti writing — burner, wild style, isms, arrows, 3D, connections — et n'a aucun autre horizon de référence que la tradition new-yorkaise transmise, vécue et pratiquée de l'intérieur.
Choisir le R seul comme sujet exclusif, c'est aussi un acte d'autonymie : le signe renvoie à lui-même autant qu'à l'identité de son auteur. Dans la culture du graffiti, le nom — réduit à son initiale — est toujours l'unité première, le territoire premièrement revendiqué. En lui consacrant une pièce entière, Rey One réduit l'œuvre à son essence : la lettre comme signe, comme identité, comme performance technique.
Présentation
Rey entre dans le monde du graffiti en 1989 à Genève à travers la culture hip hop. Il commence par la balise sauvage dans la rue, puis apprend la fresque colorée. En 1990, avec l'aide de trois autres artistes, il crée le collectif EDK (esprit du karton). Dès le début de l'aventure, l'EDK s'est démarquée par son style calligraphique et fondateur, directement inspiré des écoles new-yorkaises et parisiennes. En 1991, Rey s'est envolé pour les États-Unis pour poursuivre ses études en école d'art. Ce voyage marque un tournant décisif dans sa carrière d'écrivain (graffeur). C'est durant cette période qu'il rencontre de nombreux artistes américains, dont certains rejoignent le collectif EDK. De 1991 à 1995, Rey a vécu à Seattle où il a peint en moyenne 2 à 3 fresques par semaine.
En 1997, il retourne vivre à New York jusqu'en 2002. Durant ces dix années aux USA, Rey expérimente le hip hop et le graffiti de manière intense, côtoyant diverses légendes et activistes du hip hop américain. Rey est spécialisé dans le lettrage. C'est le côté typographique de l'école de graffiti de New York qui le motive. Il a peint plus d'un millier de fresques dans le monde et sur tous les supports. Après plus de 24 ans de graffitis «underground» ininterrompus dans la rue, Rey expose désormais dans des galeries, tout en préservant son côté authentique de pur graffiti.
Avis de nos clients
Tous nos avis proviennent de Avis vérifiés