Sculpture Bronze
Etienne Quesnay, jeune artiste français, est surtout connu pour ses visages à l’aquarelle. Touche-à-tout, il est aussi musicien sous le nom de Kaesen. Entre imagination, rêves et expérimentations artistiques, il provoque émotions et idées nouvelles. Bienvenue dans son univers sensible et créatif.
1. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre carrière ?
Étienne Quesnay : J'ai commencé le dessin à 6 ans, en voulant imiter le coup de crayon de mon père. J'ai continué toute mon enfance, puis me suis progressivement mis à la peinture.
Je suis arrivé à Paris à l'âge de 21 ans. C'est là que j'ai vraiment commencé à exposer mes oeuvres sur Instagram, en m'exposant au ressenti des autres. J'ai peint beaucoup de modèles et de beautés inspirantes, d'artistes aussi. Ils m'ont souvent relayé, ce qui m'a aidé à me faire connaître dans un premier temps.
Puis, de fil en aiguille, j'ai fait une collaboration avec Paterson qui a terminé dans de grandes boutiques mode & streetwear. J'ai cherché ensuite à mettre davantage mon imaginaire à l'épreuve, pour ne me concentrer que sur des créations brutes, nées de l'esprit, et plus seulement des portraits de personnes existantes. J'ai aussi eu cette nécessité de sortir de l'aquarelle, pour me confronter à d'autres techniques : acrylique, collages de formes ou de mots, huile.
Pour me démarquer, j'ai commencé à faire des filtres Instagram, puis il y a eu cette chance donnée par le média MAD qui m'a offert un grand gain de notoriété. S'en est suivi la rencontre avec Artsper, Adidas et d'autres noms que je ne pourrais pas encore citer mais avec qui je vais collaborer très prochainement. Ce n'est que le début de l'histoire, je l'espère. `
2. Qu'est-ce qui vous donne envie de peindre ?
Étienne Quesnay : La peinture est un besoin plus qu'une envie. C'est mon moyen de dire des choses en sous-texte, de laisser la parole à ma mélancolie, à mes doutes, à mes pensées. Le moment où j'imagine ou découvre à quoi ressemblera ma prochaine création, devant ma feuille ou ma toile, est un moment magique. J'éprouve trop de plaisir à créer.
3. Quels artistes contemporains vous inspirent ?
Étienne Quesnay : Il y a des artistes dont j'apprécie le travail, qui me font ressentir des choses : Kopeto, Emir Shiro, Ines Longevial, Diane Dal-Pra ou encore Gabrielle Rul, qui m'a donné envie de peindre un peu partout, sur tous les supports, sans me poser de questions. D'une manière plus globale, ce sont les émotions sorties des mots, des photos ou des musiques qui m'inspirent le plus.
4. Vous utilisez Internet et les réseaux sociaux pour développer votre carrière et votre visibilité en ligne, que pensez-vous de l'impact d'Internet sur la carrière d'un artiste ?
Étienne Quesnay : Internet, c'est la chance de notre génération. C'est le moyen qu'on a tous de casser des barrières, de dire bonjour à ceux qu'on n'aurait jamais pu croiser dans la vie. En tant qu'artiste, Instagram est ta propre galerie, le haut-parleur qui te permet de crier en image la personne que tu es. Si les gens adhèrent à ton univers, que ton personnage est sincère et que tu t'armes de patience et de rigueur, ça ne peut que fonctionner.
5. Quels sont vos lieux favoris à Paris pour trouver l'inspiration ?
Étienne Quesnay : Paris tout entier m'inspire. C'est bateau et c'est facile à dire. Mais il suffit de marcher quelques mètres pour croiser des visages inspirants, des ciels fantastiques, des monuments qui parfois n'en sont même pas. Si il fallait ne citer qu'un lieu, je parlerais du Parc Monceau. Mais l'inspiration me vient surtout du quotidien, de l'espoir, des rêves, du passé, de la musique, et d'autres choses que j'oublie.
6. Vous prêtez vos pinceaux à plusieurs marques de mode (Farfetch, GR8 Tokyo, Paterson, Opening Ceremony), que pensez-vous de la collaboration entre marques et artistes ?
Étienne Quesnay : Certains refusent ce mélange. A mon sens, la collaboration entre marques et artistes est de notre époque. C'est un super moyen d'expression à condition qu'elle naisse d'une envie saine. Je ne suis pas encore concerné par ce schéma mais, quand de grandes figures artistiques prêtent leur talent à des marques, elles redeviennent publiques et se rendent accessibles au plus grand nombre. Ça ne peut qu'être bénéfique.
7. Vous peignez, vous rappez, mais quels talents nous cachez-vous encore ?
Étienne Quesnay : Je ne connais pas encore tous mes talents. J'ai encore le temps pour éprouver mon imaginaire et m'explorer. J'espère que j'ai d'autres talents. Ils se cachent peut-être, mais je finirais bien par les trouver.
8. “Dreamer" est un mot qui revient souvent sur votre Instagram, vous considèrez-vous rêveur ?
Étienne Quesnay : Je suis un rêveur qui veut vivre ses rêves. J'aborde le rêve méthodiquement, en réfléchissant comment y parvenir. Je suis un enfant de la campagne, modeste, élevé dans l'amour. Il y a cette notion de douceur et d'espoir qui me suit depuis le départ. J'ai absolument besoin du rêve. Et je passe la majorité de mon temps à me persuader que je peux les vivre.
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