Marilou Van Lierop peint sur des photos ou des collages de plusieurs photos. Par ce procédé, le sens se trouve alors changé. Le contexte initial disparait et laisse place à un nouveau.
Elle porte un intérêt particulier aux groupes, qu’ils soient petits ou immenses. L’individu est peu mis en avant, le groupe reste la clé. La pression sociale de la société se fait sentir dans le léger chaos et la complexité de ses images composées. Les individus tentent d’avoir prise sur leur environnement. À cette fin, ils imaginent des histoires et élaborent des constructions mentales.
Cette complexité et ce chaos se retrouvent dans notre réalité sociale, et font l'objet de ses travaux les plus récents. Les constructions que nous faisons, les histoires dont nous nous souvenons, sont des moyens d'échapper à ces complexités. En peignant sur des photos, Marilou tente de montrer les intrigues sous-jacentes, inexprimées et les réécrire. Parfois, elle trace des lignes blanches comme des traits d’union entre des personnes ou entre un individu isolé et une foule. Mais ses lignes n’offrent pas de fil conducteur, parce que, selon elle, les dispositions restent exclusivement des projections de l’Homme.
Marilou van Lierop vit et travaille à Anvers.
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