Portrait de Seyni Camara, 2024
Dessin : encre, fusain · 109 x 79 x 1 cm 42.9 x 31.1 x 0.4 inch · Prête à accrocher
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À propos de l'œuvre
Type
Dessin : Œuvre unique
État
Œuvre vendue en parfait état, encadrée, prête à accrocher
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Signature
Oeuvre signée à la main
Dimensions ( cm • inch )
109 x 79 x 1 cm 42.9 x 31.1 x 0.4 inch Hauteur x Largeur x Profondeur
Dimensions de l'œuvre encadrée
120 x 80 x 5 cm 47.2 x 31.5 x 2 inch
Vendue par
Galerie d'art
Références
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Description
Portrait de Seyni Camara, la potière de Casamance
Charbon et encre sur papier
Signé et daté en bas par l'artiste
Jean-Claude Desmerges s'immerge dans son sujet afin de transmettre les enjeux humains et environnementaux, mêlant création visuelle et recherche académique (PUF, l'Harmattan, Laboratoire CAMELIA, France). Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier dans des institutions prestigieuses (Galerie Antoine Candau, Paris, Galerie Fac Simile, Milan, Biennales de Venise et de Dakar…).
Mon Voyage initiatique en Casamance et ma première rencontre avec Seyni, un jour de Juillet 2022 :
« Au départ, cela ressemble à une intrigue qui commence au musée de la Femme à Dakar au premier étage à la vue d'un film documentaire sur Seyni intitulé … une semaine après je partais à sa recherche, prenant le Ferry boat pour la Casamance. Ne sachant pas trop à quoi m'attendre, je vois d'abord ce périple comme un de ces retours aux sources que j'expérimente depuis déjà quelques années en Afrique depuis le Burkina Faso en 2019, à la recherche de secrets à percer et de rituels. Pour moi, voyager et dessiner, peindre ou sculpter, mais aussi écrire ne font qu'un. Mais une fois arrivé dans l'antre de Seyni, toute trace d'incertitude disparait, je me retrouve immergé dans un hymne primitif. J'ai l'impression étrange de la connaitre, de l'avoir entendue. Il y a du feu dans son regard. J'étais parti pour un jour, et au bout de deux semaines, j'étais toujours là, près d'elle à l'observer, la dessiner, elle et ses oeuvres en train de se faire. De ses mains, elle modèle l'argile comme si elle ingurgitait des poignées de boue pour les faire ressortir en terre labourable, en petits êtres mi-animaux mi-humains d'un autre rang, taillant, fendant cette argile jaune et pourpre du pouce; sous ses doigts caressant la matière informe, l'oeil perçant et brillant, elle attrape le sens de la lumière et moi je ne sais plus où ni comment, mais je me mets à dessiner par terre. Je m'abandonne au charbon et à la poussière d'argile à une réécriture pour tenter de transmettre le « réel » de mon expérience sans savoir ce que je fais sur ces sacs de ciment trouvés que j'ai déchiré et effeuillé à la va vite et qui me servent de support. Tout va très vite. Dans un souffle court, j'opte pour un trait dynamique, comme si j'étais devenu un cheval emballé dont le but final est de fusionner avec les signes incantatoires modelés par les mains de Seyni, pour moi seul moyen élémentaire d'atteindre son monde intérieur. Au fur et à mesure que je dessine ce que je vois de Seyni ou de ses sculptures tout autour, je commence à comprendre que ce n'est plus du dessin, c'est de l' « imaginaire » que je trace pour en faire un itinéraire mental, défiant toutes les règles pour en arriver à quelque chose de physique, musculaire et spirituel, en un mot fusionnel. Seul moyen d'atteindre son monde supérieur, pour chercher plus loin, par le signe, la liaison avec le monde peuplé de la potière de Casamance, je trace un chemin de vie persuadé que j'écris un récit de voyage initiatique qui me mènera pendant 4 ans toujours et à chaque fois au bord de l'inconnu. Ce que je présente à la galerie Claire Corcia sont les traces de nouvelles réminiscences, comme des correspondances ou des synesthésies entre les sens et les perceptions vécues dans son atelier. » Jean-Claude Desmerges
Présentation
Jean-Claude Desmerges est un artiste et chercheur français né en 1957 qui combine ses compétences d'artiste visuel et de chercheur dans une approche contextuelle.
Titulaire d'un doctorat en sciences de l'art et professeur agrégé en arts visuels, son approche artistique s'enrichit de voyages, de poésie et de littérature. Il s'exprime abondamment à travers la peinture, le dessin et la sculpture.
Jean-Claude Desmerges s'immerge dans son sujet afin de transmettre les enjeux humains et environnementaux, mêlant création visuelle et recherche académique (PUF, l'Harmattan, Laboratoire CAMELIA, France). Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier dans des institutions prestigieuses (Galerie Antoine Candau, Paris, Galerie Fac Simile, Milan, Biennales de Venise et de Dakar…).
Mon Voyage initiatique en Casamance et ma première rencontre avec Seyni,
un jour de Juillet 2022
« Au départ, cela ressemble à une intrigue qui commence au musée de la Femme à Dakar au premier étage à la vue d'un film documentaire sur Seyni intitulé … une semaine après je partais à sa recherche, prenant le Ferry boat pour la Casamance. Ne sachant pas trop à quoi m'attendre, je vois d'abord ce périple comme un de ces retours aux sources que j'expérimente depuis déjà quelques années en Afrique depuis le Burkina Faso en 2019, à la recherche de secrets à percer et de rituels. Pour moi, voyager et dessiner, peindre ou sculpter, mais aussi écrire ne font qu'un. Mais une fois arrivé dans l'antre de Seyni, toute trace d'incertitude disparait, je me retrouve immergé dans un hymne primitif. J'ai l'impression étrange de la connaitre, de l'avoir entendue. Il y a du feu dans son regard. J'étais parti pour un jour, et au bout de deux semaines, j'étais toujours là, près d'elle à l'observer, la dessiner, elle et ses oeuvres en train de se faire. De ses mains, elle modèle l'argile comme si elle ingurgitait des poignées de boue pour les faire ressortir en terre labourable, en petits êtres mi-animaux mi-humains d'un autre rang, taillant, fendant cette argile jaune et pourpre du pouce; sous ses doigts caressant la matière informe, l'oeil perçant et brillant, elle attrape le sens de la lumière et moi je ne sais plus où ni comment, mais je me mets à dessiner par terre. Je m'abandonne au charbon et à la poussière d'argile à une réécriture pour tenter de transmettre le « réel » de mon expérience sans savoir ce que je fais sur ces sacs de ciment trouvés que j'ai déchiré et effeuillé à la va vite et qui me servent de support. Tout va très vite. Dans un souffle court, j'opte pour un trait dynamique, comme si j'étais devenu un cheval emballé dont le but final est de fusionner avec les signes incantatoires modelés par les mains de Seyni, pour moi seul moyen élémentaire d'atteindre son monde intérieur. Au fur et à mesure que je dessine ce que je vois de Seyni ou de ses sculptures tout autour, je commence à comprendre que ce n'est plus du dessin, c'est de l' « imaginaire » que je trace pour en faire un itinéraire mental, défiant toutes les règles pour en arriver à quelque chose de physique, musculaire et spirituel, en un mot fusionnel. Seul moyen d'atteindre son monde supérieur, pour chercher plus loin, par le signe, la liaison avec le monde peuplé de la potière de Casamance, je trace un chemin de vie persuadé que j'écris un récit de voyage initiatique qui me mènera pendant 4 ans toujours et à chaque fois au bord de l'inconnu. Ce que je présente à la galerie Claire Corcia sont les traces de nouvelles réminiscences, comme des correspondances ou des synesthésies entre les sens et les perceptions vécues dans son atelier. » Jean-Claude Desmerges
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