Natacha Birds : autour de son édition limitée, en exclusivité chez Artsper

Entre poésie botanique et féminité rêveuse, Natacha Birds déploie un univers délicat, peuplé de Femmes-Fleurs devenues sa signature. Chaque geste dans la matière, pinceau, argile, émail, est pour elle une quête de paix intérieure, une contemplation silencieuse du monde. Une évidence, alors, que ce soit elle qu'Artsper invite pour sa carte blanche annuelle en édition limitée.

Natacha Birds : autour de son édition limitée, en exclusivité chez Artsper



1. Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore, comment décririez-vous votre univers et votre travail ?


Natacha Birds : Je suis peintre et céramiste. Mon travail explore les émotions silencieuses, les liens entre le visible et l’invisible, à travers des figures féminines, la lumière, les fleurs ou encore les symboles du vivant.


J’aime créer des œuvres qui ressemblent à des espaces de contemplation, où la douceur côtoie la vulnérabilité.


Mon univers est très inspiré par l’intime, la spiritualité et les petites choses qui nous traversent sans toujours trouver les mots pour être exprimées.

2. Qu’est-ce qui vous inspire ? Où allez-vous chercher vos idées ?


Natacha Birds : Je puise beaucoup dans ma propre vie : les émotions, la maternité, les souvenirs, les rencontres, la foi...


J’aime observer ce qui paraît ordinaire et y découvrir quelque chose de plus grand, de plus universel.


3. Quelle a été l’inspiration derrière cette œuvre en édition limitée ?


Natacha Birds : Cette œuvre est née d’une réflexion autour des larmes. On les associe souvent à la tristesse, alors qu’elles peuvent aussi être porteuses de grâce, de soulagement, de transformation.


Ici, les larmes deviennent presque des perles précieuses. Elles témoignent de ce qui nous touche profondément et de ce qui nous transforme intérieurement.


Les fleurs, fragiles et éphémères, viennent accompagner cette idée de beauté qui peut naître même dans les moments de vulnérabilité.

4. Qu’est-ce qui vous plaît dans le format de l’édition limitée ?


Natacha Birds : J’aime l’idée qu’une œuvre puisse continuer son chemin et vivre dans plusieurs foyers tout en conservant une certaine rareté.


L’édition limitée permet de rendre l’art plus accessible sans perdre le caractère précieux et intime de la création originale.


C’est une façon de créer un lien entre l’œuvre et plusieurs personnes qui y reconnaissent quelque chose d’elles-mêmes.

5. Pouvez-vous nous raconter votre processus de création pour cette pièce, des premières idées jusqu’au résultat final ?


Natacha Birds : Tout commence généralement par une émotion. Je rassemble ensuite des images (je peins à partir de photos, d'auto-portrait), des couleurs, des symboles qui résonnent avec cette idée.


Pour cette œuvre, j’ai construit progressivement une scène très douce autour du rose, de la peau et de la lumière.


Les fleurs sont venues assez naturellement, puis les larmes, qui ont peu à peu pris une place centrale. J’avance souvent par couches successives, en laissant la peinture me guider autant que l’idée de départ.


Certaines œuvres évoluent beaucoup en cours de route jusqu’à trouver leur équilibre. Ici par exemple les papillons ont changé de couleurs une bonne dizaine de fois jusqu'à finalement être transparents, comme des prières silencieuses.

6. Y a-t-il un élément ou un détail de l’œuvre auquel vous accordez une importance particulière ?


Natacha Birds : Les larmes, sans hésitation. J’ai souhaité les peindre comme des bijoux ou des gouttes de lumière.


Elles ne sont pas là pour évoquer la souffrance mais plutôt ce qu’elle produit parfois de beau : la tendresse, la compassion, la capacité à être touché.


J’aime aussi beaucoup les papillons translucides qui apparaissent discrètement dans l’image. Ils évoquent pour moi la prière, quelque chose de fragile qui continue malgré tout à avancer vers la lumière.

7. Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de cette œuvre ?


Natacha Birds : J’aimerais qu’elle rappelle que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse.


Nous vivons dans un monde qui valorise souvent la force et le contrôle, mais il existe une immense beauté dans les émotions que l’on accepte de traverser.


Si cette œuvre peut inviter quelqu’un à regarder ses propres fragilités avec davantage de douceur, alors elle aura accompli quelque chose d’important.


Elle parle finalement de cela : de la grâce discrète qui peut naître de nos larmes. Et de ne jamais oublier de prier


Sélection d'œuvres d'art

Édition limitée, Là où vont les larmes, Natacha Birds

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