Nathanael Koffi : artiste plasticien, surnommé le « Color Dealer »

Nathanaël Koffi métamorphose les surfaces du quotidien en champs d'émotion vibrants, où couleur, texture et instinct occupent le devant de la scène. De la toile aux sculptures, cet artiste plasticien français crée un univers libre et profondément intuitif qui fait de l'abstraction un langage de mouvement et de sensibilité.

Nathanael Koffi : artiste plasticien, surnommé le « Color Dealer »



1. Pouvez-vous nous parlez de votre tout premier souvenir lié à l’art ?


Nathanael Koffi : Peu de personnes le savent mais le dessin était ma vie dans mon enfance. je passais mon temps dans la MJC de mon quartier à recopier dans mes agendas scolaires, des personnages.


Ensuite je me suis mis à dessiner des joueurs de foot, des maillots, des équipementiers. En grand fan de football des années 2000, j’ai baigné vraiment baigné dedans. J’ai toujours mon classeur avec une centaine de pages ds ces maillot et équipementier dessinés à la main de ces époques !

@sadiksansvoltaire

2. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre processus créatif ? Comment une œuvre prend-elle vie, de l’idée initiale à la pièce finale ?


Nathanael Koffi : Mon processus créatif part d’émotions fortes et souvent contrastées, comme l’amour, la joie, mais aussi la tristesse, la nostalgie ou des tensions liées au racisme.


J’ai justement récemment réalisé une exposition sur le thème de l’amour. Je parle des prémices au point de non retour. Je ne cherche pas à les représenter directement, mais à les traduire dans une forme abstraite.


Je commence de manière très intuitive, en explorant la peinture et les techniques mixtes à travers les gestes, les matières et les superpositions. Ensuite, une structure émerge progressivement, et j’entre dans un dialogue avec l’œuvre, entre contrôle et lâcher-prise.


La sculpture intervient parfois comme un prolongement, pour donner une présence physique à ces émotions. Je considère qu’une œuvre est terminée lorsqu’elle atteint une forme de justesse et qu’elle peut exister de manière autonome, tout en laissant une place au ressenti du spectateur.

@sadiksansvoltaire

3. Comment décririez-vous votre travail ? Qu’est-ce qui fait que l’on reconnaît votre univers au premier regard ? 


Nathanael Koffi : Je pense que la couleur est un langage universel, mais on reconnaît la signature imparfaite et irrégulière dans mes compositions abstraites.


Elles sont réalisées avec liberté, intuition, j’aime ce côté autodidacte qui ne respecte pas de formes parfaites. “La beauté de la répétition” comme j’aime le mentionner 


4. Qu’est ce qui vous inspire ? Et où allez-vous chercher vos idées ? 


Nathanael Koffi : Je puise mon inspiration dans mes ressentis et de ce que j’observe autour de moi, mais pas de manière figurative. En ce moment, la musique ambient/noise expérimentale a une place intégrante dans mon travail.


Le fait qu’elle ne soit pas linéaire me permet de la calquer de manière obsessionnelle à mon travail. Ce sont plutôt ces ambiances, ces énergies qui me parlent. La peinture devient un espace où tout ça peut se transformer.

5. Quels sont les artistes que vous aimez ? Qui vous touchent ? Pourquoi ?


Nathanael Koffi : Ciel ! Que serait notre monde sans les artistes ! Plus sérieusement en ce moment j’envoie beaucoup d’amour à Terence Ntsako, un artiste sud africain dont j’aime la manière qu’il a de mettre en scène des moments de vie.


C’est très graphique, une interprétation moderne du cubisme et j’ai à chaque fois l’envie de plonger dans ses peintures. Je suis également obligé de rendre hommage à Yayoi Kusama, pour l’héritage qu’elle nous laisse.


Plus proche de moi, je dois citer mon ami Etienne Quesnay, avec qui j’ai “grandi” dans ma jeune carrière de peintre. Il est en perpétuelle évolution dans son travail avec un fond beaucoup plus profond. On s’inspire mutuellement au quotidien

6. On ressent un renouveau dans votre art, votre technique, pouvez vous nous en dire plus ?


Nathanael Koffi : En effet, oui, il y a effectivement une évolution ces derniers temps. Je ressens le besoin d’aller loin, vers des sujets plus profonds, parler de sujets plus lourds et le retranscrire à ma manière.


En tant qu’artiste, on à la chance d’avoir cette liberté d’expression mais aussi de réflexion, d’introspection qui me pousse à aller puiser des questions et des énergies nouvelles.


J’y trouve des réponses et aussi de nouvelles associations de couleurs, formes, gestes qui m’ouvrent de nouveaux horizons.

7. Quels musées vous inspirent et seraient des objectifs à atteindre en termes de collaboration ?


Nathanael Koffi : Le simple fait de rentrer au musée serait une consécration. Je vais citer le Palais de Tokyo pour la symbolique qu’il représente pour moi en termes d’art contemporain


8. Quels seraient les projets que vous aimeriez réaliser  ?


Nathanael Koffi : Une art car ! En bon passionné d’automobile, notamment de voiture rétro, ce serait la réalisation d’un rêve qui me porte depuis des années. J’en ai d’ailleurs déjà réalisé, sur 2 types de voitures différents mais qui ont toujours été très appréciées.


Sur une dimension plus sentimentale, j’aimerai développer la création de fresques murales à travers le monde. J’en ai réalisé en Côte D’ivoire et au Maroc et c’est un peu ma façon de laisser mon empreinte sur cette planète, de l’embellir, de partager mon univers, de rendre accessible l’art.


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