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Barter Paris Art Club

Sélection de l’expert Charlotte Waligora

Depuis l’avènement du suprématisme en 1915 à Saint Petersbourg, depuis les expériences néoplasiques de Piet Mondrian, l’abstraction géométrique parisienne et le minimalisme américain, la géométrie, la ligne et le carré concourent à questionner l’espace pictural, l’espace du tableau comme un ailleurs que la figure (carré, rectangle, quadrangle), en fonction de ses angles, creuse et étend à l'infini. Cette tendance de l’art moderne et contemporain connait deux « pratiques », celle qui prône la disparition de la facture, synonyme de sentimentalité, celle qui, au contraire, la préserve. L’utilisation de la géométrie peut être appréhendée dans un strict rapport à la planéité de la surface où la matérialité de la peinture est restée essentielle (Yo Marchand,née en 1936 à Montluçon, Gordon Hopkins, né à Boston en 1965, Françoise Danel, née à Lille en 1960) parfois auréolée de valeurs spirituelles ou architectonique, est toujours aussi pratiquée, ici chez John Hutton (né à Londres en 1948), Didier Hoffmann (né en 1956), jusqu’au jeune Matthew Feyld (né en 1985). Richard Caldicott photographe capte, par exemple, la lumière et les interaction entre la couleur pure et le néon tout comme Etienne Rey fera interagir l’objet l’espace et la lumière qui y circule. L’économie de moyen et l’attention particulière conférée à la couleur ou à la réflexion lumineuse qui joue un rôle important dans le mouvement des plans font de ces oeuvres des champs méditatifs où l’esprit se projette comme en un éternel présent.
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Didier Hoffmann, Lévitation, Peinture

Didier Hoffmann

Lévitation, 2013
38.2 x 28.7 x 1.2 inch
Peinture

7 087 $